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Amazon et l'auto-édition sur Kindle : un vrai succès ?

L'éditeur cède 70 % aux auteurs auto-édités

Par Morgane Macé,Le lundi 10 septembre 2012 à 13:18:35 - 6 commentaires

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Kindle Direct Publishing est le programme d'Amazon permettant aux auteurs de s'auto-éditer en quelques heures, dans le cloud de ses liseuses et tablettes Kindle Fire. Quelques auteurs ayant utilisé le programme sont déjà millionnaires, d'autres espèrent encore un succès fulgurant. Si l'ère numérique ne pourvoit pas à la fortune de chacun, Jeff Bezos le PDG d'Amazon, annonçait jeudi dernier lors d'une conférence que 27  ebooks de son top 100 sont des titres auto-édités. 

 

 

UnBoxing Kindle

LeeLeFever sur Flickr CC BY-NC 2.0

 

 

Le système permet de contourner les éditeurs traditionnels et Amazon assume sa part de responsabilité en récupérant 30 % sur les ventes. Aux États-Unis, 17 % des ventes de livres sont auto-édités, d'après l'institut Bowker. Amanda Hocking en fait partie, devenue millionnaire grâce à ses histoires de vampires dans la série My Blood Approves. Ainsi, lors de la dernière conférence d'Amazon, Jeff Bezos a insisté sur ces promesses d'avenir pour l'auto-édition. Il a affiché une citation de Kathryn Stockett, l'auteure du best-seller The Help.

 

Celle-ci s'était en effet bien souvent lamentée sur son sort, à force d'essuyer rejet sur rejet de la part des maisons. Elle devient un modèle pour les auteurs concernés :  « Et si je m'étais arrêtée au bout de 15, 40 voire 60 refus ? Où serais-je à présent ? Combien de grands manuscrits sont rangés dans un tiroir ? ». Pourtant d'après un sondage, beaucoup d'auteurs auto-édités font peu de recettes, la moitié d'entre eux gagnent moins de 500 $ à l'année, selon un rapport publié par le Guardian. Un faible pourcentage des auteurs auto-publiés ont rapporté des sommes de plus de 100 000 $, en 2011. Les gains moyens étaient seulement de 10 000 $ par an. Pourtant, les commentaires convergent tous dans un sens, soulignant un succès indéniable et général, partagé par les plus grands groupes tels que Barnes & Noble, Apple, et Amazon. 

 

Pour Bernard Starr, professeur et blogueur, le constat est très simple « Les auteurs n'ont plus besoin d'éditeurs, de plus en plus d'écrivains s'ouvrent à l'auto-éditon et réalisent que si vous n'avez pas un profil bien précis et susceptible de vendre, les éditeurs traditionnels ne pourront rien pour vous. » Si les espoirs sont maigres pour les plus pessimistes, à noter qu'ils l'étaient aussi pour Hugh C.Howey et sa série Wool. Et puis en octobre 2011, ses ventes ont décollé, « Je prenais des captures d'écran pour les afficher sur Facebook, au moment où les livres ont commencé à apparaître dans le top d'Amazon ». La compilation Wool Omnibus Edition est depuis quelques semaines classée en 193e position des meilleures ventes. Son histoire est par ailleurs dans le viseur de Ridley Scott.

 

Certains auteurs se sentent comme sauvés lorsqu'ils sont rachetés par une belle maison, après avoir connu un franc succès via l'auto-édition. Howey prétend faire confiance aux lecteurs et dit vouloir continuer à s'auto-éditer malgré les nombreuses offres dont il a fait l'objet : « Les éditeurs vont piocher dans l'auto-édition, mais les lecteurs sont juste intéressés par de bonnes histoires ». 

 

Le groupe célébrait la sortie de son nouvel ereader, le Kindle Fire, qui sera financé en grande partie par la publicité et vendu à des prix réduits. En préambule de la conférence, Jeff Bezos piquait au vif Google, en parlant de sa tablette Nexus 7 : « Ce n'est qu'un gadget alors que le Kindle Fire est un service, il vous offre des conseils d'achat et rassemble tous vos contenus dans le Cloud ». 

 

Quant aux Français, parmi les auto-édités , on trouve Laurent Bettoni, un reconverti. Il ne se fait pas d'illusions sur ses manuscrits : « Je crois qu'il n'était tout simplement pas lu. J'ai donc décidé de me confronter directement aux lecteurs » explique-t-il. Son thriller, Ecran total, demeuré dans le top 5 des ventes du Kindle s'est vendu à 2 000 exemplaires depuis sa sortie en février 2012.

 

Sources : CNN , Les échos , Latribune.fr , Huffingtonpost

Pour approfondir



Réactions

Publié par TheSFreader

 

A part les quelques exceptions citées ici, il y a aussi de nombreux autres ...

Par exemple, ces 180 ayant vendus plus de 50 000 livres, et 37 en ayant vendus plus de 200 000 (juin 2012)...

http://selfpublishingsuccessstories.blogspot.ca/2012/03/self-publishing-success-stories_27.html

Écrit le 10/09/2012 à 14:00

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Publié par Renée BOnneau

 

pourrais-je recevoir un exemple de contrat, indiquant également comment présenter mon tapuscrit? Merci.

Écrit le 15/04/2013 à 14:10

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Publié par Fulbert Massolin

 

Bonjour, je suis poète-écrivain, diplômé de douze Académies Nationales et Internationales, je voudrais faire éditer mes livres de poésie le plus rapidement possible, avec code barre et ISBN. Quelles sont vos conditions et prix des éditions ?
Je vous remercie beaucoup.
Fulber Massolin N°3 rue Georges Bizet 34300 ; tél portable: 06 37 40 01 59 : fixe 04 67 94 01 74

Écrit le 14/08/2013 à 04:47

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Publié par pierre

 

le problème avec amazon c'est qu'ils proposent aux écrivains de publier leurs livres et vous censure pour une raison qui leur est propre.Vous n'avez alors pas atteint le seuil de vente et il ne vous rémunère pas tout en empochant les royalties de leur côté. Si ce n'est pas une arnaque, cela y ressemble

Écrit le 12/09/2013 à 16:57

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Publié par Tauzin Robert

 

bonjour,
J'écris des romans et je cherche une aide pour publier chez Kindle
Merci de m'en donner.
Sentiments distingués
RT

Écrit le 25/09/2013 à 17:13

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Publié par Pierre

 

J'ai publié un livre sur Amazon. A peine 15 jours plus tard, voilà qu'il est piraté et se retrouve gratuitement sur des sites de téléchargement gratuit. Bilan: perte de plus de 70% de ventes au bas mot depuis deux mois: pour une vente amazon, je vois qu'au moins 2 livres sont téléchargés gratuitement. Réponse d'Amazon que je sollicite pour faire respecter ces droits de distributeur exclusif auprès de ces sites pirates: nous ne sommes absolument pas responsables ; c'est à l'auteur de faire en sorte que le livre ne soit pas piraté. Conclusion: la système de protection d'amazon DRM ne vaut rien; Amazon se fiche du piratage ; si vous souhaitez vous faire pirater votre livre en 2 temps 3 mouvements, publiez sur amazon! A bon entendeur.

Écrit le 03/10/2013 à 17:57

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