Lecture numérique > Acteurs numériques > Actualité

Téléphone portable et ebook : deux quadragénaire se retrouvent

Quel est le point commun entre les deux ? ... les puces, bien entendu !

Le lundi 08 avril 2013 à 11:08:56 - 0 commentaire

Zoom moins Zoom plus Signaler erreur Imprimer Envoyer à un(e) ami(e)

12

La semaine passée, les sites de high-tech et l'ensemble de la presse se souvenaient avec émotion que le téléphone portable fêtait ses quarante années d'existence. C'est depuis New York que le premier appel était passé, dans la Sixième avenue, le 3 avril 1973. L'ingénieur en charge d'être le cobaye du jour, Martin Cooper, travaillait alors pour Motorola. 

 

 

The circuit board of the 8000X

mercredis, (CC BY 2.0)

 

 

L'appareil lui-même relevait de la monstruosité : le Motorola DynaTAC 800x avait à son actif 20 minutes d'autonomie et un poids de plus d'un kilo. Le tout avec un temps de charge de 10 heures au moins. Un monstre. Cependant, les équipes de Motorola furent récompensées avec l'obtention du Draper Prize, que l'Académie nationale d'ingénierie américaine leur remit l'année même. 

 

L'appareil ne sera toutefois vendu au grand public qu'en 1983. 

 

Aujourd'hui, le mobile représente le devenir commercial que l'on connaît, tant en terme d'appareils - 900 millions de smartphones seront vendus en 2013 - que logiciel, comme le démontre la guerre entre Android, iOS, Windows et prochainement Firefox, ou encore Balckberry... 

 

Mais bien entendu, le marché est aussi celui de la publicité sur mobile, dont la croissance l'an passé a dépassé les 178 %, à 4,11 milliards $ et se poursuivrait cette année avec 77 % de croissance, pour 7,29 milliards $. D'ailleurs, souvenez-vous que la personne qui est en manque de son portable, et dépendant à cette connectivité est un nomophobe - incapable de rester seul en somme. 

 

Si désormais, le lien entre la croissance du livre numérique et celles des téléphones portables n'est plus à remettre en question, avec pour preuve l'essor incroyable dans les pays asiatiques notamment, on va se mettre à sourire. En effet, si le livre numérique se débat en France pour trouver sa place, alors qu'il est déjà bien implanté dans le monde anglo-saxon, il faut bien prendre en compte que l'ebook est plus vieux que le téléphone portable !

 

Il est en effet né le 4 juillet 1971 en tant que premier titre (eText #1) du Projet Gutenberg, un projet visionnaire lancé par Michael Hart, alors étudiant à l'Université de l'Illinois (États-Unis). Après des débuts timides, le livre numérique est maintenant fermement implanté à côté du livre imprimé, avant de le supplanter peut-être.

 

Quels furent les tous débuts du projet? Alors étudiant à l'Université de l'Illinois (États-Unis), Michael Hart se voit attribuer quelques millions de dollars de «temps machine» dans le laboratoire informatique (Materials Research Lab) de son université. 

 

 

 

 

Le 4 juillet 1971, jour de la fête nationale, il saisit «The United States Declaration of Independence» (La Déclaration de l'indépendance des États-Unis, signée le 4 juillet 1776) sur le clavier de son ordinateur. En caractères majuscules, puisque les caractères minuscules n'existent pas encore. Le texte électronique représente 5 ko (kilo-octets). Mais l'envoi d'un fichier de 5 ko à la centaine de personnes que représente le réseau de l'époque aurait fait imploser celui-ci, la bande passante étant infime. Michael diffuse donc un message indiquant où le texte est stocké - sans lien hypertexte toutefois, puisque le web ne voit le jour que vingt ans après - suite à quoi le fichier est téléchargé par six personnes.

 

Dans la foulée, Michael décide de consacrer ce crédit temps de quelques millions de dollars à la recherche d'oeuvres littéraires disponibles en bibliothèque, à la numérisation de celles-ci et au stockage des textes électroniques.

 

Peu après, Michael définit la mission du Projet Gutenberg, à savoir mettre à la disposition de tous, par voie électronique, le plus grand nombre possible d'oeuvres littéraires. Ce projet trouve un rayonnement international avec l'apparition du web en 1990, ce qui facilite la circulation des textes électroniques et les échanges avec les volontaires. 

 

Michael explique plus tard, en août 1998 : « Nous considérons le texte électronique comme un nouveau médium, sans véritable relation avec le papier. Le seul point commun est que nous diffusons les mêmes oeuvres, mais je ne vois pas comment le papier peut concurrencer le texte électronique une fois que les gens y sont habitués, particulièrement dans les établissements d'enseignement. » (Entretien du NEF) (A retrouver, L'Ebook a 40 ans)

 

Amusant de voir comment aujourd'hui, les deux quadragénaires se sont bien retrouvés...

Pour approfondir

photo Gary Nicolas

   

Directeur de la publication de ActuaLitté. Homme de la situation.

 

Mots clés :
téléphone portable - livre numérique - anniversaires - quadragénaires



Publier un commentaire

 

publier mon commentaire

Suivez-nous

Désinscription

Les blogs de la rédaction

Qui a peur du grand méchant loup ? « Chrono », 50ème nouvelle du Projet Bradbury

Le temps file : déjà le 50ème texte. D'ordinaire, chaque palier en dizaine est une source de satisfaction, mais à deux [...]

Le Paris me des kids, Marcella & Pépée

Présentation de l'éditeur : La Tour Eiffel dans tous ses états comme vous ne l'avez jamais vue. Couleurs pop et [...]

Mon nom est Dieu, Pia Petersen

Présentation de l'éditeur : Jeune journaliste à Los Angeles, Morgane devrait a priori se méfier de ce SDF dépressif et [...]

Sondage

Un abonnement pour les livres numériques, en illimité, ça vous inspire quoi ?

 

 

 

 

 

 

 

Voir les résultats

 

© 2007 - 2014 - actualitté.com