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Scénaristes et réalisateurs aux USA : ça sent le soufre
Après un mois personne n'a réussi à déterminer qui devait apporter le café de l'autre, et surtout pourquoi les stagiaires ne le faisaient plus.
Tout avait paisiblement repris voilà quatre jours, et l'on débattait enfin des droits issus de la diffusion sur le net, avec le chiffre de 130 millions évoqué... Mais non. Déjà jeudi dernier, les esprits s'échauffaient : « Nous persistons dans notre volonté de signer un contrat juste et raisonnable », lançaient les manifestants.
Eh bien hier, c'est rebelote, les négociations entre l'AMPTP et le WGA (syndicats des scénaristes de cinéma et télévision d'un côté et producteurs de l'autre) tombent de nouveau à l'eau. Et Goliath d'affirmer qu'il « ne participera jamais volontairement à la destruction de ce secteur ». Selon l'AMPTP, les exigences sont colossales et démesurées. En face on s'interroge : « Sont-ils capables de parvenir à un accord dans l'intérêt de notre secteur d'activité ? »
Un mois entier et quelques jours que les studios sont gelés, que des manifestations agitent le tout Hollywood. On ne compte plus les rediffusions qui se substituent aux émissions en direct... De même, les films sont retardés, amorçant une double menace pour la région. Non seulement le 24 février prochain doit se tenir la fameuse cérémonie des Oscars, mais on estime à des centaines de millions de dollars le coût d'une grève prolongée...
Si la planète Hollywood venait à stopper sa révolution, qui nous abreuverait de bon cinéma et de bonnes séries ?
Rédigé par Clément S., le lundi 10 décembre 2007 à 12h00
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