Accueil > Enseignement > Société
actualité
Les syndicats de fonctionnaires partagés
Quatre des huit syndicats ont signé une partie du protocole. Trois ont refusé. Seule la CGT ne s'est encore pas prononcée. Tous protestent contre la faible revalorisation du point d'indice

Aux yeux du syndicat Solidaires-Fonction l’accord sur le pouvoir d’achat ne peut pas être décemment signé. Le gouvernement ne tient pas suffisamment compte des revendications qui ont déjà poussé les fonctionnaires à descendre dans la rue à plusieurs reprises.

Les propositions du ministère ne font pas l'unanimité

Le protocole d’accord du ministère se constitue de trois parties : action sociale (logement), comptes épargne temps (rachat des jours de RTT) et salaires. La partie relative aux salaires se décompose à son tour en quatre volets. Celui du point d’indice pose problème à tous les syndicats : la hausse de 0.8 % apparaît comme inacceptable.

Quant à la garantie individuelle du pouvoir d’achat (Gipa), mécanisme présenté en décembre qui assurera une prime en 2008 pour les fonctionnaires qui ont perdu du pouvoir d’achat entre 2003 et 2007.

Des syndicats divisés sauf sur la question du pouvoir d'achat

Quatre syndicats sur huit ont accepté jeudi dernier de signer plusieurs volets de cet accord. En revanche, la partie relative au point d'indice n'a recueilli aucune signature. Toutes les organisations mettent cette hausse en regard d’une inflation de 1.6 % en 2008.

La CFDT, deuxième syndicat de la Fonction publique, et la CFE-CGC ont signé quatre volets sur six : action sociale, méthodologie, carrières et Gipa. L'Unsa a accepté de signer quatre volets : action sociale, méthodologie, carrières et comptes-épargne temps. La CFTC en a signé cinq.

La FSU, premier syndicat de l'enseignement, et FO n'ont pas signé le texte. Quant à la CGT, première organisation de la Fonction publique, elle doit se prononcer sous peu. Autant dire que ce protocole n’est pas prêt d’être accepté par l’ensemble des fonctionnaires.

Néanmoins si la confusion demeure entre les syndicats et si la partie salaire ne trouve l’adhésion d’aucun, le gouvernement prendra unilatéralement sa décision. Les syndicats réfléchiront aux moyens de faire pression pour obtenir gain de cause.

Rédigé par Victor de Sepausy, le mardi 26 février 2008 à 09h00
Source : Challenges

Article pertinent ? Votez pour lui sur

S'inscrire à la lettre d'information du site
Rapporter une erreur sur l'actualité

Actualités en rapport :

20/02/2008 : L'UNL se mobilise contre les suppressions de postes
26/01/2008 : Grève du 24 janvier : satisfaction générale...


Interventions