Nous nous quittions à regret la semaine passée sur quelques notes de Baudelaire… Quoi de mieux que de nous retrouver à nouveau sur son chant. Après
Correspondances,
A une passante, je vous propose de relire
L’Albatros. Si vous ne connaissez pas encore ces vers par cœur, voilà le temps de vous rattraper.
Encore un poème qui à lui seul est une forêt de symboles. Ce pauvre oiseau devenu si maladroit sur terre, n’est-il pas une image du poète isolé, incompris rejeté par la foule des ignorants sur cette terre impropre à son existence ? Du moins, cette conception des amateurs de vers était courante dans la seconde moitié du XIX° siècle, illustre temps des « poètes maudits ».