Errol Flynn, un espion nazi, un biographe persiste

Une ou deux lettres, quelques suppositions : cela ne fait pas des preuves.

Rédigé par Cecile Mazin, le mardi 30 juin 2009 à 12h31

Derrière l'acteur excentrique aux mille et une histoires se serait dissimulé durant des années un sympathisant nazi, dont la haine des juifs l'aurait introduit dans des milieux douteux.

C'est ce que le Britannique Charles Higham annonçait dans une biographie datée de 1980, où il accusait l'acteur d'accointance avec Hitler, d'espionnage avant et durant la Seconde Guerre mondiale, et plus si affinités.

Si d'autres biographes ont rejeté en masse ces hypothèses, trente ans ou presque, après, Charles n'en démord pas. « Il ne fait aucun doute que Flynn avait des sympathies pour les nazis et a collaboré comme tel avec eux, si ce n'est comme agent véritable », soutient-il.

Un message bien désagréable à entendre alors que l'on fête en Tasmanie le centenaire de Flynn. Selon le biographe, l'acteur se serait violemment fait remarquer pour ses orientations antibritanniques puis ses vues nazies dès 1934 et « il ne plane aucun doute sur sa participation dans les meurtres perpétrés par les nazis », ajoute-t-il.

Résolument antisémite, et plus précisément anti-juif, la famille irlandaise catholique dans laquelle Flynn a grandi était un ferment favorable à l'orienter de la sorte, tout particulièrement dans un début du XXe siècle où le racisme était courant. Mais ses amitiés dans les années 30, avec notamment un jeune médecin autrichien, Hermann Erben, montreraient des éléments assez révélateurs.

Charles évoque un de leurs échanges où Flynn écrit : « Je souhaite que nous puissions apporter Hitler ici pour enseigner à ces Isaac une ou deux choses. » Ici, ce sont les États-Unis...




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Luc Nemeth

Samedi 27 jun 09
à 16 h 52


ayant eu le plaisir d'être en contact de travail avec Charles Higham à Los Angeles je souhaite ajouter qu'il est aussi l'auteur d'ouvrages indépassés comme "Trading With The Enemy", concernant ce milieu de bons citoyens américains (Lindbergh, Joe Kennedy, etc.) qui jusqu'à Pearl Harbour allèrent aussi loin qu'ils pouvaient le faire pour complaire à l'Allemagne nazie. Il a aussi publié un relativement complémentaire "American Swastika", sur les agents nazis aux Etats-Unis. Son livre sur la duchesse de Windsor, traduit en français chez Lattès puis paru en poche, est utile sur le milieu de la British Union of Fascists (Mosley, etc.).
Mais son oeuvre, comme d'ailleurs celle des grands journalistes nord-américains de l'entre-deux-guerres (George Seldes, Pierre Van Paassen, etc.) continue d'être quasiment ignorée par les universitaires qui en France contrôlent le secteur Histoire contemporaine, tant elle va à l'encontre de l'image de "la démocratie" s'opposant à "la dictature" et rappelle que l'Allemagne nazie, l'Italie fasciste et le Japon des militaires ne furent combattus -tardivement- qu'en tant que puissances devenues ennemies. C'étaient d'ailleurs ses trouvailles concernant le Japon, et des informations fournies par Errol Flynn à ce pays concernant la base de San Diego, qui avaient été pour bonne part à l'origine de ce projet biographique de Charles.
Bobard sioniste

Mardi 30 jun 09
à 12 h 31


*** Intervention en cours de modération ***

 
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