La gratuité des frais de ports définitivement condamnée

Ah, ça ira, ça ira, ça ira, les cybermarchands finiront par nous vendre de la pseudo culture au rabais !

Rédigé par Clément S., le mercredi 12 décembre 2007 à 16h15

C'est définitivement la fin pour cette histoire de gratuité des frais de port pratiqués par Amazon, contre laquelle le Syndicat des libraires avait pesté, pour dire le moins. Si d'un côté les 100 000 euros de dommages et intérêts ont été confirmés, nous apprenons aujourd'hui par le communiqué officiel que l'astreinte se monte à 1000 euros par jour.

Dans un communiqué officiel, le SLF ne cache pas sa « très grande satisfaction » devant la décision rendue par le Tribunal de Versailles. « Amazon doit cesser les frais de port gratuits et la pratique des chèques cadeaux à peine d'astreinte de 1 000 euros par jour de retard, passé le délai de 10 jours à compter de la signification du jugement.», a donc conclut le Tribunal.

Fer de lance du SLF : la diversité offerte par le réseau des « libraires physiques » face à la diversité des publications que masque finalement l'effet « meilleurs ventes » que pratique Amazon. Le cybermarchand est assimilé à une sorte de prédateur ne cherchant qu'à accaparer  des parts de marché. Une attitude « qui se révèle dangereuse et totalement contradictoire avec l’esprit de la loi sur le prix unique du livre », selon le SLF.

En transformant le livre, produit culturel, en simple objet de consommation, le Syndicat estime qu'Amazon visait « une domination commerciale », dans un milieu où les acteurs sont déjà « broyés ». *

Enfin, une nouvelle fois le rapport Olivennes, qui met en avant la dangerosité d'une gratuité dans le domaine musical, entre autres, sert de référence. Ce comportement ne se révélerait être « qu’une arme au service de la domination de nouveaux groupes industriels basés sur Internet ».



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