
Parue vendredi, veille de la Journée de la femme, cette étude, intitulée
« Filles et garçons à l’Ecole, sur le chemin de l’égalité », rappelle l’inégalité des sexes dans les parcours scolaires. Les filles, qui représentent la moitié des élèves scolarisés (la parité est presque mathématique avec 49.7 % de filles), sont scolarisées plus longtemps, en moyenne un an de plus que les garçons.
Des filles plus sérieuses et plus studieuses...
Les filles obtiennent plus souvent un bac général (163.796 contre 118.992) et les garçons un bac professionnel (58.136 contre 42.426). Pour le brevet des collèges, en 2006, le taux de réussite était de plus de 82 % pour les filles contre 76 % pour les garçons. Si l’on regarde du côté du baccalauréat, en 2006 également, 70 % des filles ont décroché le diplôme contre 59 % des garçons.

On retrouve ces quelques généralités à tous les niveaux. On peut dire, dans un sens, que les préjugés en la matière se retrouvent pleinement dans les statistiques. Ainsi, au primaire, les filles redoublent moins souvent que les garçons, toutes origines sociales confondues. Dès le collège, on remarque que les filles devancent les garçons en français, tandis que ces derniers leur repassent devant pour les mathématiques.
Les écarts se confirment dans le supérieur :
Pour ce qui est du lycée, les filles se tournent plus souvent vers la filière ES (sciences économiques et sociales) et vers la filière L (littéraire). Les garçons, eux, trouveront davantage leur bonheur en S (scientifique) et en STI (sciences et technologies industrielles).
Si l’on regarde les chiffres des classes préparatoires, les filles sont peu présentes du côté scientifique et le nombre de garçons dans les prépas littéraires est aussi très réduit.
Mais qu'en est-il de la réussite professionnelle ?
On arrive alors à un chiffre éloquent : on ne compte que 25 % de femmes parmi les ingénieurs. Sur un même niveau de diplôme, les filles ont davantage de difficultés à s’insérer professionnellement.
L’étude tourne enfin son regard vers l’Europe avec 81 % des Européennes et 75 % des Européens âgés de 20 à 24 ans ont un diplôme du second cycle de l’enseignement secondaire. Toujours est-il qu’en termes de carrière et de salaire, les inégalités se reforment rapidement.
L’ensemble du document est disponible sur
le site de l’Education nationale.