Luc Chatel veut son agence nationale de remplacement

Les syndicats pas encore rentrés grincent déjà des dents.

Rédigé par Victor de Sepausy, le dimanche 30 août 2009 à 03h41

Pour les remplacements de professeurs, l'Éducation nationale faisait auparavant appel à des contractuels ou des vacataires, selon les besoins immédiats de l'établissement. Mais depuis que Xavier Darcos a lancé l'idée en mai dernier, l'avènement d'une agence de remplacement a fait son chemin. Au point d'arriver en septembre, fraîche et dispose, comme l'a expliqué Luc Chatel au cours d'une interview, sur les ondes de RTL (aller à 4:50).

Pour le moment, on attend la nomination de son directeur « On voit souvent des parents qui sont un peu surpris parce qu'un enseignant, absent pour des raisons tout à fait légitimes, en particulier une formation, n'est pas remplacé aussi rapidement qu'on le souhaiterait dans son école », précise le ministre.

Selon les intentions de Xavier Darcos, l'objectif serait de parvenir à 90 % de taux d'utilisation d'enseignants remplaçants, alors que nous serions aujourd'hui à 82,2 %. De fait, le ministère indique au Figaro que « 10 000 postes ne sont pas suffisamment utilisés à cause d'une gestion trop rigide des ressources humaines ». En parallèle, un constate un taux d'absentéisme important sur l’année scolaire 2007-2008, où 45 % des enseignants de la maternelle et du primaire auraient posé un arrêt maladie.

Si pour Luc Chatel, « l'objectif est que l'on optimise le remplacement des enseignants dans les écoles », les syndicats estiment surtout que cela permettra de dissimuler les suppressions de postes que l'on va connaître prochainement, mais également dégrader les conditions de remplacement. En parallèle, la PEEP estime elle que les absences non remplacées sont de plus en plus nombreuses.

Le ministre souhaite au moins que cela se fasse « dans les meilleurs délais », ajoutant cependant « nous ne sommes pas encore complètement prêts ». Et quand on évoque des contrats précaires, le ministre se redresse et rétorque vouloir « améliorer le service que nous apportons aux Français ».

La continuité du service public... Il est amusant Luc...



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Bill

Lundi 17 aoû 09
à 09 h 46


dans l'école de notre fille, "l'absentéisme " des maîtresses cette année, ça a été 1 congé maternité + 1 dépression nerveuse, due aux conditions d'enseignement.
c'est scandaleux, ça ? différent d'une entreprise privée ?
le vrai scandale, c'est plutôt que le manque de profs qualifiés empêche le remplacement des enseignants absents.
Lina

Dimanche 30 aoû 09
à 03 h 41


9 jours de congé dans le privé et 11 pour les enseignants du primaire qui sont à 80% des femmes dont beaucoup sont jeunes.

S'il y a un peu plus d'asentéisme en mai , il faut voir dans quelle proportion réellement.

La fatigue nerveuse peut y être pour quelque chose surtout dans certains quartiers. Surtout que l'on voit de plus en plus des collègues non remplacés de novembre à avril pour des congés maladies. Les enseignants ont donc eu à gérer en plus de leurs élèves cinq à six élèves d'un collègue pendant plusieurs jours.

En 30 ans de carrière, je n'ai jamais vu un instituteur puis un professeur des écoles faire un pont prolongé. Sachant que pour un ou deux jours il a toutes les chances de ne pas être remplacé, il ne va pas laisser ses élèves aller par petits groupes dans les autres classes ( voir plus haut ) .

Le problème est qu'il faudrait faire un commentaire à partir du rapport et pas reprendre des propos de journalistes. Ces derniers lisent souvent mal les documents ou se contentent de rapporter les rumeurs bien distillées du ministère. Comme par hasard c'est quand on veut remplacer des maîtres qualifiés et fonctionnaires par des jeunes non fonctionnaires et pas expérimentés qu'on demande à la presse de faire passer ce message.

VOIR LA REPONSE DU MINISTRE QUI VA DANS LE DESAVEU DU CONTENU DES ARTICLES JOURNALISTIQUES :

http://www.snuipp.fr/IMG/pdf/lettre_luc_chatel_22-07-09.pdf
Le ministre désavoue donc habilement les bruits que son administration a orchestré, et gageons que le contenu de ce courrier de désaveu ne fera pas l'objet d'article.
 
dessin du jour AcuaLitté