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Le baccalauréat : une notation bien trop aléatoire
Où l'on reparle du bac, qui en plus d'être inutile serait clairement sujet à caution...

Rappelez Tokio Hotel, nul besoin d'annuler leur concert pour les bacheliers : dans une étude rendue publique par l'IREDU, intitulée La loterie des notes au bac, un réexamen de l'arbitraire de la notation des élèves, le bachot prend une violente volée de plomb.

Le Bac passe son examen

 Passant au peigne fin l'examen, Bruno Suchaut estime que « la note ne [rend] compte qu’imparfaitement des performances », donnant ainsi raison à des milliers d'élèves de Terminal. Mais ici, c'est particulièrement le côté aléatoire du système qui est mis en avant, pointé du doigt et mis à l'index.

 « Il est évident, qu’au fil des décennies, le bac a perdu de son intérêt en terme de sélectivité et même si les différentes séries du bac ne se valent pas toutes pour la poursuite d’études ultérieures, sa dévalorisation est néanmoins évidente. » La nécessité d'une nouvelle étude sur le sujet devient donc urgente.

Des notations hétéroclites

Pour l'étude, 66 professeurs de Sciences éco ont participé, piochés dans deux académies. Et les divergences sont catastrophiques (voire le tableau) au sein d'une même copie.



On arguera sans peine que deux professeurs peuvent ne pas disposer de la même sensibilité, ni des mêmes conditions de correction, mais le bât blesse justement sur ce point. Et l'on admet dans l'étude que « les enseignants n'ont pas la même constance dans leur évaluation en terme d'indulgence ou de sévérité », mais surtout que d'autres correcteurs auraient encore multiplié les disparités.

Que faire ?

De là, des propositions alternatives, comme les QCM, plus justes, ou la disparition nette du bac. « Ces aléas persistants interrogent forcément sur leurs conséquences sur la carrière des élèves et sur l’obtention des diplômes », conclut l'étude, entièrement consultable à cette adresse.

Et pleinement consciente de ce qu'elle propose, l'étude termine en disant : « Faire le deuil de la notation, renvoie aussi à changer plus globalement la vision de la finalité de l’acte d’enseignement. Un changement en la matière obligerait à revoir totalement les mécanismes de sélection, d’orientation et de certification des élèves, mais aussi, au quotidien, le regard que porte l’enseignant sur l’élève. »

Rédigé par Clément S., le mardi 11 mars 2008 à 16h12

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