
Partager avec Bécassine l'insigne honneur de recevoir la médaille qui sacre Officier, Chevalier, ou Commandeur de l'Ordre des Arts et des Lettres ne fera ni chaud ni froid à Ray Bradbury. J'espère en effet qu'il ignore l'existence de la maman de Bécassine.
C'est le 17 décembre prochain qu'en Californie, et à 87 ans, Ray se fera épinglé au poitrail la petite médaille avec le bout de tissu vert à rayures blanches. Ou l'inverse d'ailleurs. C'est Pierre Vimont qui lui remettra, l'ambassadeur de France, qui en aura le privilège.
S'il écrit toujours, le monsieur tient à ce que l'on ne le qualifie pas d'écrivain de Science-Fiction, ce qui serait une incompréhension de ses livres. «
Avant tout, je n'écris pas de science-fiction. J'ai écrit seulement un livre de science-fiction et c'est Fahrenheit 451, basé sur la réalité. La science-fiction est une description de la réalité. La Fantasy est une description de l'irréel. Donc les chroniques martiennes ne sont pas de la science-fiction, c'est de la fantasy. (source
Wikipedia) »
Il gagna ses premiers dollars d'écrivain (15 en tout) en 1942 en publiant dans un pulp intitulé Super Science Stories The Piper (Le joueur de flûte). Cette récompense s'ajoutera au National Book award de 2000 pour l'ensemble de son oeuvre, ainsi qu'au Prix Hugo de 2004 pour... Farheneit 451.