La nomination de Benamou fait des remous
En remplacement de sa fonction de conseiller aux affaires culturelles de l'Elysée, Georges-Marc Benamou serait nommé à la tête de la Villa Médicis, à Rome
« La Villa Médicis, victime du fait du prince » est le titre d’une tribune à paraitre dans le Monde daté de ce jour. Elle est signée par une trentaine d’artistes, écrivains, metteurs en scène et cinéastes qui protestent contre la nomination de l’ancien conseiller de l’Elysée, Georges-Marc Benamou à la tête de la Villa Médicis.Des artistes d’horizons divers unis dans la protestation :
On retrouve notamment en tant que signataires, les artistes Jane Birkin, Yves Simon, Sophie Calle, le metteur en scène Patrice Chéreau, les philosophes Pascal Bruckner et Alain Finkielkraut, les écrivains Jean-Noël Schifano, Geneviève Brisac et Olivier Rolin.
Sans langue de bois, cette tribune place cette nomination à la direction de l’Académie de France à Rome sous le nom de « lot de consolation » pour Georges-Marc Benamou.
Une nomination incomprise :
« Soyons clairs : personne n'aurait pensé une seconde à lui pour ce titre en dehors de la nécessité de lui trouver un parachutage. Qu'il déclare vouloir se consacrer avant tout à des activités personnelles ne fait qu'ajouter à l'inquiétude »
« Cette nomination serait méprisante, pour nos voisins italiens, pour l'Académie de France à Rome, pour tous les créateurs (...) et tous les citoyens qui veulent préserver l'indépendance de la culture face aux pouvoirs politiques », peut-on encore lire plus loin.
Nicolas Sarkozy doit tenir parole en pratiquant des nominations au mérite :
Les signataires ne font que demander l’application des règles établies avec « le principe démocratique d'une soumission des candidatures aux commissions spécialisées de l'Assemblée nationale et du Sénat ».

Ils rappellent aussi judicieusement les souhaits affichés de Nicolas Sarkozy avant son élection : faire les nominations importantes « sur des critères de compétences et de hauteur de vue », et non sur des critères de proximité avec le pouvoir politique en place. « Nous appelons simplement à l'application de cette belle idée de transparence », déclarent-ils.
Rédigé par , le samedi 22 mars 2008 à 06h00
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