Portables et Kindle remplacent les livres scolaires papier

Une bibliothèque américaine se débarrasse de tout son fonds papier

Rédigé par Victor de Sepausy, le jeudi 29 octobre 2009 à 08h33

Une grande première, il fallait que ça commence, et c'est dans la ville de Ashburnham (Massachusetts), que l'école Cushing Academy va mettre en place. Elle pourrait être le tout premier établissement (public ou privé confondus) à faire disparaître la majeure partie de la collection des livres papier présents dans sa bibliothèque scolaire. D'ailleurs, seul 0,15 % des 20.000 ouvrages disponible est utilisé en termes d'emprunts chaque jour.


Le message vient d'ailleurs des élèves eux-mêmes : ils n'utilisent pas les livres imprimés, et les conserver juste pour eux n'a pas grand sens. Ils vont simplement prendre la poussière. Pour être honnête, autant passer à l'information numérique...

Si les élèves veulent faire des recherches, ils utiliseront désormais des ordinateurs portables ou des postes fixes pour accéder aux ouvrages de l'une des 13 bases de données à laquelle l'école est abonnée. Et s'ils veulent télécharger un livre spécifique, un bibliothécaire les aidera à le faire pour qu'ils puissent les lire sur l'un des 65 Kindle présents dans l'école.

Le directeur de l'école, Tom Corbett, souligne que si les Kindle représentent un achat coûteux, les livres numériques compensent largement par un tarif de 5 $ en moyenne pour les ouvrages contre 30 $ en version papier. Certes, les bibliothécaires ont des opinions mitigées, mais dans l'ensemble, cette initiative avant-gardiste est plus susceptible d'être adoptée par les enfants aujourd'hui dans le milieu scolaire.

Pour l'heure, 10.000 ouvrages ont déjà disparu des étagères depuis l'été dernier et le reste ne devrait plus tarder. Un professeur d'histoire fait part de son attachement au livre papier, mais on se résout devant la nécessaire évolution.

Bien sûr, l'établissement est privé et dispose donc de fonds nécessaires pour réaliser cela sans se poser (trop) de questions. D'autant que ces outils sont manifestement destinés à avoir une forte influence sur le monde scolaire, reconnaît Cassandra Barnett, présidente de l'Association américaine des bibliothèques scolaires.


Source : USA Today



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Guillaume de Courcy

Jeudi 29 oct 09
à 08 h 33


Bonjour,
Tout d'abord, lorsque l'on reproduit un article, il est bon de citer ses sources.
En l'espèce, votre article semble être une traduction (dans un français douteux Cf votre première phrase) de celui-ci : http://features.csmonitor.com/books/2009/10/27/kindles-and-laptops-replace-books-at-this-school-library/ Ensuite, quand l'article que vous traduisez est une reprise d'un autre article (en l'espèce, celui d'USA Today : http://www.usatoday.com/news/education/2009-10-26-kindle-school-library_N.htm ), il est bon de l'indiquer également , tout comme le faisait l'auteur de l'article que vous traduisez partiellement.

Lire l'article d'origine d'USA Today vous aurait permi de mieux appréhender la situation... C'est à dire celle d'un lycée américain où le proviseur, se désolant que la bibliothèque de l'école ne soit pas assez fréquentée, réagit...
Sa réaction : l'installation d'un coffee-shop à 50 000 dollars avec machine à cappucino (12 000 dollars), d'écrans géants de télévision (42 000 dollars) et de livres électroniques (18 exemplaires pour 10 000 dollars)... Et comme les vieux trucs en papiers prennent de la place et de la poussière, il décide de tous les enlever...
Bien sur, il aurait pu inciter les enseignants du lycée à venir travailler avec leurs élèves dans la bibliothèque ou leur demander de pousser les élèves à lire des livres, à faire des fiches de lecture...
Mais évidemment cela aurait été un petit peu trop compliqué et ne lui aurait pas valu un article dans le journal...

L'article de USA today se termine sur une phrase d'une lycéenne "Dr. Tracy, I love him, (...)But has he read a dystopian novel?",
Pour traduire : "J'adore le proviseur, mais a t-il lu un roman de SF contre-utopique ?" (c'est à dire du style "1984" ou "Fahrenheit 451"...)

Et maintenant, je vous laisse, je dois aller travailler... J'ai des livres à imprimer !

Et PS : l'article à l'origine de tout cela semble être celui du Boston Globe, début septembre : http://www.boston.com/news/local/massachusetts/articles/2009/09/04/a_library_without_the_books/
dessin du jour AcuaLitté