Éditorial : Itinéraire d'un Salon du livre 2008, le bilan

Après une semaine de repos plus que largement méritée, on fait le tri de ses notes, de ses impressions et on vous offre un compte-rendu.

Rédigé par Equipe, le lundi 24 mars 2008 à 10h10

Voilà. L'édition 2008 a clos ses portes, ses halls 1 et autres entrées pour professionnels sans badge, nous laissant au coeur comme un vide. J'ignore ce qui nous manquera le plus... Peut-être l'impossibilité pour Mario de se réveiller à l'heure. Ou bien l'estomac de Victor qui nécessite son lot de sucreries et gâteaux à toute heure du jour ou de la nuit. Ou l'absence de Cécile, qui a réussi tout de même à alléguer un concours hippique, une conférence en espagnol sur l'interventionnisme inca dans la politique du XIIe siècle et un bébé à changer. Alors qu'elle ne parle même pas espagnol...

Bref, le Salon du Livre 2008 fut une cuvée riche et mouvementée.

Oh, bien sûr, nous avons connu quelques ratés. Première règle du Salon du livre : on ne se fie pas à une seule personne pour trouver son chemin. À ce titre, Mario aura fait des miracles. Pour ceux qui l'ignorent, la ligne 6 du métro, en partance de Nation, permet un changement à Pasteur, avant de se diriger vers la Porte de Versailles. Et votre serviteur, mort de fatigue s'est un peu laissé aller. La vigilance baisse, et l'on perd le compte des stations. Jusqu'à ce que Mario lâche : « Oh ! La Tour Eiffel ! » Soit un ratage de cinq stations, après notre changement, alors que nous avions déjà 30 grosses minutes de retard sur les rendez-vous de la matinée.

On se souviendra aussi de la soirée d'inauguration. Et du service de sécurité du Salon... Nous devions récupérer nos passes presse à l'intérieur, et pour ce faire, parvenir à entrer. « Oui, monsieur, mais pour entrer, vous devez avoir votre badge ! » Ah... « Mais puisque je vous dis qu'il faut que j'entre pour le récupérer au service de presse ! » Intense réflexion du vigile. « Bien ça va pas être possible monsieur ! » Bon. Finalement, nous sommes parvenus à rentrer, grâce à un vigile un peu moins méfiant que ses comparses, mais tout de même...



Métro d'un jour, métro toujours, Mario et Victor n'auront pas raté l'occasion de se prendre au jeu des paparazzi, en voulant immortaliser leur passage dans la capitale. Bon, quand les cousins de province viennent rendre visite, on ne peut pas leur refuser ce petit plaisir. Mais je ne sais pas : personnellement j'aurais pris un cliché avec le Trocadéro, ou sur les Tuileries, ou encore place de l'étoile... Nan, ils ont préféré dans les rames de la ligne 6 ou devant une affiche du Salon. Bon. Je ne suis pas contrariant.



On saluera également l'entrée VIP Sérail, qui nous aura servi de coupe-queue à plus d'une occasion. Surtout lors des périodes d'affluence. Décidément, l'organisation cette année manquait d'une certaine cohésion. Une entrée par groupe de personnes, selon qu'elles soient auteurs, journalistes, visiteurs ou professionnels aurait été du meilleur goût. Mais surtout, on saluera le courage du vigile qui se tenait là, dans le froid, impassible ou presque, aux commentaires parfois franchement désagréables des visiteurs. Chapeau bas, monsieur.

En mémoire aussi des phrases-chocs, comme ce type hagard et perdu qui est venu nous voir : « Vous z'auriez pas une invitation, pour moi ? », et que Mario a accueilli avec un « Ah, non, monsieur, il va falloir payer ! » qui a fait exploser de rires les quelques passants témoins de la scène. Ou cet autre qui nous accoste en demandant si c'est bien ici le Salon de l'érotisme... N'insistons pas.

Un beau Salon, des belles rencontres, des interviews sympas que vous avez pu suivre dans nos colonnes. Bref... Nous espérons que nos reportages et notre suivi du Salon auront permis à celles et ceux qui n'ont pas pu s'y rendre d'en avoir un aperçu.

Livresquement vôtre,
L'équipe d'ActuaLitté



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