Depuis la dernière liste, on attendait tous avec impatience la remise du prix, puisque cette année, le trio Goncourt, Renaudot, Femina ne pourrait pas récompenser l'habituel trio
Galli(mmard)-
Gra(sset)-
Seuil, comme on dit dans le milieu. Ouais. Parce qu'on fait partie du milieu désormais. Et parce que le Seuil n'est pas en lice.
L'interrogation portait encore sur Danny Laferrière, qui avait
obtenu hier le Médicis, et qui restait aujourd'hui dans la liste du Femina. Deux prix pour un seul homme, c'était tout de même beaucoup.
En décernant le prix à Gwenaëlle Aubry, les dames du Femina ont mis tout le monde d'accord. Récompenser Personne est un choix audacieux.
En effet, le suspense était grand. Le juré allait-il récompenser Gallimard, habituée à rafler tous les prix ? Et largement représentée cette année avec Yannick Haenel et son Jan Karski, Noëlle Revaz pour son livre Efina, et enfin Gwenaëlle Aubry qui a publié Personne au Mercure de France, filiale de Gallimard.
Ou bien Danny Lafferrière, récompensé tout récemment par le prix Médicis ? Ou encore Brigitte Giraud et son Année étrangère, publié chez Stock. Alors que cette maison d'édition a déjà reçu le prix l'an dernier grâce à Où on va, papa ? de l'excellent Jean-Louis Fournier...
J'ose à peine imaginer le casse-tête pour les dames du Femina. La Badoit a dû couler à flot à l'hôtel Crillon !
Lundi 09 nov 09
à 13 h 24