Marie N'Diaye : que Frédéric Mitterrand en finisse avec Raoult

Le point Godwin n'est pas loin, on le sent, on s'en approche !

Rédigé par Nicolas Gary, le vendredi 13 novembre 2009 à 12h24

La polémique lancée - autant que les ventes futures de Trois femmes puissantes, le roman de Marie N'Diaye qui aura obtenu le Goncourt - par le député UMP Éric Raoult s'achèvera bien devant le ministre de la Culture qui n'en demandait probablement pas tant, mais se fera un plaisir de répondre.


Bref rappel des faits. Le député, indigné par les propos de la romancière au sujet d'une « France monstrueuse » et d'un président qu'elle ne porte pas dans son coeur, réclame son avis à la rue de Valois, prétextant un imaginaire « devoir de réserve », qui met le feu aux poudres.

Pivot, les Goncourt et le PS chargent, N'Diaye en retrait

D'un côté, Bernard Pivot tente de raisonner le malheureux, de même que ses camarades de jeu de l'Académie Goncourt interviennent pour tenter de lui faire entendre raison. Le Goncour, ce n'est pas Miss France et un écrivain, en France, doit pouvoir dire ce qu'il pense. Et puis Christian Paul, maire PS y va de son comentaire léger, évoquant bêtise partisane et une ignoble intimidation.

Entre temps, la douce Marie s'explique et cherche à apaiser les tensions : elle reconnaît que ses propos ont été excessifs, mais refuse surtout que l'on considère son départ à Berlin comme un exil politique. Pour autant, son mari, Jean-Yves Cendrey, pour qui le député Raoult venait de « faire trois tonneaux dans un champ de navets », envenimait quelque peu la situation.

« En août, elle avait déclaré qu'effectivement notre départ était pour une part motivé par le fait qu'elle trouvait ce gouvernement monstrueux et citait en particulier MM. Besson et Hortefeux, je ne peux qu'être d'accord avec elle », explique-t-il à l'AFP.

Que le ministre en finisse

Mais désormais, afin d'en finir avec cette histoire, qu'elle trouve « d'un ridicule, d'un grotesque achevé », Marie N'Diaye en appelle réellement au ministre, dans un message de lassitude, presque : « J'aimerais beaucoup que Frédéric Mitterrand intervienne dans cette histoire puisque c'est à lui que M. Raoult s'est adressé, et nous donne son avis sur le devoir de réserve des Prix Goncourt et même tout simplement des écrivains », explique-t-elle sur France Info.

Et d'ajouter : « Ce serait bien, qu'il nous donne son avis et mette un point final à cette affaire, qui est quand même assez simple. » Rue de Valois, on indique que, puisque le député a formulé une question par écrit, il lui sera répondu de même...

Pris à la gorge, Frédéric Mitterrand n'a plus vraiment d'alternatives... Ce sera peut-être la seul intervention de la majorité dans cette affaire d'ailleurs...

Jour férie oblige, impossible de contacter l'éditeur, Gallimard.



end
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Françoise pingaud

Mercredi 11 nov 09
à 20 h 03


Madame, n'attendez pas grand-chose de notre hélas! ministre de la pseudo-culture française de notre actuel gouvernement...
Pour moi, je vais me précipiter pour acheter votre livre, car, en plus du talent, vous avez du courage. Nous serons, nous, vos lecteurs, vos plus brûlants soutiens.
Avec reconnaissance
FP
Tangerine

Mercredi 11 nov 09
à 20 h 44


Effectivement, la France subit un climat monstrueux...la preuve !
Tangerine

Mercredi 11 nov 09
à 20 h 44


Effectivement, la France subit un climat monstrueux...la preuve !
Mathias

Jeudi 12 nov 09
à 01 h 07


Depuis 25 ans, par une oeuvre de qualité traduite en plus de 20 langues étrangères et en étant la première contemporaine à être jouée à la Comédie française, M. N'Diaye n'a pas attendu E. Raoult pour faire briller la France bien mieux que ce député ne saurait jamais le faire.
André malraux

Jeudi 12 nov 09
à 08 h 51


Mais alors, M'Diaye vivait en France lors des septennats de François Mitterrand, ancien ministre de l'Intérieur sous la guerre d'Algérie ?
Lorsque Messieurs les ministres Tapie et Dumas décoraient de chefs- d'oeuvre leur appartement achetés avec des commissions occultes, Monsieur Cendrey, pourtant déjà auteur, ne s'était pas encore évadés du territoire Français ?
ces jugements de gamins en disent long sur la responsabilité civique dégagée de ces écrivains non engagés.
Le poids des mots

Jeudi 12 nov 09
à 09 h 21


Mme N'Dyade née en 1967 n'a hélas pu apprécier la "monstruosité" de François Mitterand, Ministre de la Torture en Algérie, traître du Programme Commun, homme de gauche que sa garde rapprochée ne pouvait que vouvoyer, très sûr de sa hauteur, et qui, pour la garder, a flingué les espoirs de gauche en démontrant que tout n'était que langage, effet d'annonce, bonne conscience, fausse compassion. La preuve, même un écrivain de talent ne sait même plus le poids des mots.
Joseph Delteil

Jeudi 12 nov 09
à 10 h 16


Heureusement que ces vaillants écrivains français ne sont pas exilés en Espagne. La politique d'immigration de Monsieur Zapatero, socialiste s'il fallait le rappeler, est plus "sécuritairement monstrueuse" - cela, aussi, de part sa proximité géographique avec l'immense continent africain où, hélas, l'espoir, pour certains pécheurs, démunis du destin, se tourne vers la France.
Ô douce France, patrie des Droits de l'Homme, démocratie égalitaire et progressiste que les gouvernements soient de droite ou de gauche.

Et cela, quand bien même on peut considérer certain Parti plus pragmatique, réformateur, moderne, ouvert, juste que d'autre. Vive l'ouverture et l'alternance!

Faut-il rappeler à nos exilés honteux de leur cher Patrie - ô horrible mot!, que le métissage politique est apporté par Messieurs Hortefeux et Besson, par Mesdames Dati et Amara, par Madame Bachelot et Mademoiselle Yade, par la force d'espoir de notre Malraux de la culture, Monsieur Frédéric Mitterrand, et par l'humilité et la droiture travaillante de Monsieur Fillon.
oui, ce gouvernement élu par le peuple français travaille, réforme avec son parlement qui vote, fait preuve d'Ouverture, de Modernité, et de sérieux. Les élections régionales arrivent, que la gauche se prépare aux présidentielles et relève le niveau idéologique de ses militants, se dépoussière, déboulonne ses statues d'ancien dictateurs, assument comme leurs camarades allemands depuis les années 60, la fin de la contestation du capitalisme...
Quand ces écrivains reviendront de leur exil germanique, après un long voyage candide, nous espérons que leurs oeuvres et leurs dires donnent sens, espérance, beauté à leurs mots méprisants si snobs et bobo, ouille.
Maryy

Jeudi 12 nov 09
à 21 h 12


IL me semble que les gens de droite sont plus haineux envers ceux de gauche, que l'inverse. Un pays qui voudrait censurer qui que se soit est un pays qui risque de basculer du côté obscur de la force...
Marie N'Diaye a le droit de trouver et de dire que la France devient monstrueuse. Et en plus elle a raison.
Ah ! les beaux exemples que Mrs Besson et Hortefeux pour le métissage!!! Cela pourrait être risible si ce n'était pas aussi triste.
Drella

Vendredi 13 nov 09
à 09 h 03


Je ne lirai pas le livre, c'est lamentable, pitoyable, d'employer des motspareils, d'user d' une telle agressivite Que cette femme utilise sa passion pour des causes qui en valent la peine!
Gal

Vendredi 13 nov 09
à 12 h 24


Marie N'Diaye a le droit de s'exprimer mais de grace Qu'elle mesure ses propos ! Si la France est monstrueuse pourquoi y rester ? Les critiques de cette ampleur sont toujours exagérées ! Un peu de respect pour le pays des droits de l'homme, quoi qu'on en dise !!!.....

 
dessin du jour AcuaLitté