Accueil > Enseignement > Société
actualité
Les lycéens demain de retour dans la rue
Déjà dans la rue jeudi dernier avec succès, les syndicats cherchent à amplifier le mouvement de protestation contre les suppressions de postes et la réforme du bac pro.

La mobilisation en Ile-de-France du jeudi 27 mars a été un tel succès que les syndicats veulent en remettre une couche contre les milliers de suppressions de postes dans le secondaire.

« On appelle à une manifestation de lycéens dans toute la France mardi contre les suppressions de postes », a assuré à l'AFP la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl), qui a appelé « les enseignants à se joindre aux manifestations » et « l'ensemble des lycéens à amplifier un mouvement nécessaire face à un gouvernement qui joue avec notre avenir ».

Une mobilisation qui cherche à s’étendre :

  Leur appel à rejoindre la mobilisation des enseignants de l'académie de Créteil (11% de grévistes selon le rectorat), initiée par une intersyndicale du second degré, a été entendu par les lycéens venus de dizaines d'établissements de banlieue manifester à Paris. Le cortège, très largement composé de lycéens a compté entre 4.600 participants - dont 3.900 lycéens -, selon la police, et 6.000 selon ces derniers. En revanche, la Province a été nettement moins mobilisée.


Le ministre de l'Education Xavier Darcos a assuré aux lycéens jeudi sur France 3 que « à la rentrée prochaine ils retrouveront le même service public » car, a-t-il entre autres argumenté, « sur ces 8.000 postes il y en a 5.000 qui sont en fait des conversions en heures supplémentaires », un chiffre supérieur à celui publié en décembre lors de la répartition académique. L’UNL demande toujours, de son côté, l’ouverture d’un véritable dialogue avec le gouvernement sur les suppressions de postes et le bac pro en trois ans.

Le risque d’un front uni contre le gouvernement :

A travers leur mobilisation, les lycéens souhaitent s’imposer comme interlocuteurs du gouvernement. N’oublions pas qu’en 2005, leur mobilisation avait fait reculer François Fillon sur sa réforme du bac dans lequel il voulait instiller une dose de contrôle continu.

« Les suppressions de postes, voilà ce que ça suscite : une résistance, une lutte des parents, des élèves et des professeurs », a expliqué à l'AFP Pierre Claustre, secrétaire académique du Snes-Créteil (majoritaire).

Il faut dire que les syndicats enseignants ont les mêmes revendications que les lycéens. Le gouvernement court le risque, si le mouvement s’étend, de devoir faire face à un front uni. De leur côté, les parents FCPE ont assuré que « cette diminution du nombre d'enseignants engendrera encore plus de difficultés à assurer les remplacements alors que la situation actuelle est déjà intolérable ».

Rédigé par Victor de Sepausy, le lundi 31 mars 2008 à 08h00
Source : Nouvel Observateur

Article pertinent ? Votez pour lui sur

S'inscrire à la lettre d'information du site
Rapporter une erreur sur l'actualité

Actualités en rapport :

23/01/2008 : Les lycéens réclament le retour de leur professeur
09/01/2008 : École : le service minimum, test à partir du 24 janvier
07/01/2008 : Pour les lycéens, une spécialisation plus tardivement
26/12/2007 : Mobilisation pour les lycéens, le 14 janvier prochain


Interventions