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Pas de plan prévu pour Amazon en publication à la demande
Quand on vous disait que ce n'était pas prêt de s'achever cette histoire... Le cybermarchand s'apprête à juguler le marché...
Amazon.co.uk a déclaré qu’il n’y avait pas de plans prévus pour lancer son service controversé d’impression à la demande BookSurge au Royaume-Uni. La maison mère américaine Amazon.com avait causé un tollé la semaine dernière après avoir annoncé aux éditeurs que tous les titres d’impression à la demande devraient être imprimés dans le centre de traitement Amazon. Les concurrents craignent qu’Amazon veuille littéralement éliminer toute compétition sur le marché de l’impression à la demande.
« Le commencement des ennuis. »
Un observateur déclarait que cette démarche pouvait être vue comme « le commencement des ennuis. Vont-ils en arriver à dire à HarperCollins par exemple "Nous ne voulons plus de vos livres physiques. Nous allons les imprimer dans nos centres à la place." Si on regarde ce qu’ils ont fait avec les e-books, ils vendent littéralement les livres dans leur format. Où est la limite à ne pas dépasser ? »
Angela Hoy, copropriétaire de la société d’impression à la demande BookLocker, la première à s’insurger disait : « Des conversations que j’ai eues avec d’autres éditeurs à la demande et de notre expérience à BookLocker, nous allons au-devant d’une menace de baisse sérieuse et immédiate de nos revenus si nous refusons de signer le contrat Amazon/BookSurge. » (Tout sur BookSurge)
Chantage à l'édition, le retour
PublishAmerica affirmait qu’on lui avait clairement expliqué que si elle ne coopérait pas, le bouton “achat” serait supprimé de toutes les listes d’éditeurs. « Cette requête forcerait PublishAmerica à soumettre 60 000 dossiers de livres séparés (texte et couverture), et refaire chacun d’entre eux pour se conformer aux spécifications techniques strictes d’Amazon. »
On ne fait ça que dans l'intérêt du client !
Amazon.com a répondu publiquement la semaine dernière, mettant en ligne sur son site une lettre ouverte, que cette démarche avait pour but de permettre l’envoi de livres aux clients adhérents au service tel qu’Amazon Prime, qui propose des temps de livraison plus courts pour un forfait annuel. « Les œuvres d’impression à la demande imprimées dans nos centres de traitement peuvent réduire suffisamment les délais de livraison pour les clients Amazon Prime. Les œuvres imprimées à l’extérieur ne le peuvent pas. De plus, l’impression dans nos centres économise des frais de transport et d’essence. »
Et des négociations féroces
Amazon assurait que les éditeurs qui voulaient toujours utiliser un tiers pour l’impression à la demande pourraient le faire. Par contre, ils devront fournir au moins 5 exemplaires du livre à Amazon par le biais de son service Advantage, ce qui coûte à l’éditeur 29.95$ par an et 55% du prix affiché sur chaque livre vendu pour y adhérer. Un porte-parole d’Amazon.co.uk assurait qu’ « aucun plan n’était prévu » pour lancer le service BookSurge au Royaume-Uni, mais ajoutait : « Nous ne faisons pas de commentaires sur nos futurs plans ». Même sur les frais de port...
Rédigé par Jubop, le jeudi 03 avril 2008 à 13h27
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