Affaire Botul / BHL : la véritable mystification dévoilée !

Un prestigieux prix est en jeu, mais tout cela est un peu gros...

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Rédigé par Nicolas Gary, le mercredi 10 février 2010 à 09h01

On a jasé pas mal - et on peut allègrement continuer - sur le philosophe Bernard-Henri Levy qui, souhaitant tordre le cou à Emmanuel Kant, a cru bon de citer Jean-Baptiste Botul, personnage imaginaire tiré des fantasmes de Frédéric Pagès, journaliste au Canard enchaîné et président de l'Association des amis de Jean-Baptiste Botul...

Or, derrière ce canular fameux, une autre réalité se cache : celle du prestigieux prix Botul, remis chaque année par la Botul Fondation for Botulism. Pour ce prix, deux impératifs : tout d'abord, mentionner le nom de Botul dans son ouvrage - et ce, par des moyens parfois plus que douteux... D'autre part, pour pouvoir présenter son ouvrage, il faut appartenir au jury dudit prix, une « condition nécessaire, mais non suffisante » pour gagner, est-il bon de préciser.

Maintenant, le jour se fait à la lumière (artificielle) de cette analyse (brillante). Car si BHL a bel et bien cité Jean-Baptiste Botul et que la presse s'est engouffrée pour dénoncer un manque de relecture de la part de la maison Grasset, voire une bévue crasse venant du philosophe, ce dernier nous a tous manipulés !

Une histoire dans l'histoire

Citer Botul n'avait pas d'autre finalité que de se rapprocher d'une part de l'association des amis de JBB, tout en prenant contact sournoisement avec son président. Et sous couvert de la honte (vite bue) d'une imposture, BHL, se découvre soudain à nous plus fourbe que jamais. Ce stratagème n'avait en effet d'autre intention que de lui permettre d'intégrer le jury du Prix Botul, afin de soumettre à sa sagesse son livre sur la guerre, ou je ne sais quoi. Et tenter de remporter l'édition 2010, qui devrait être présentée au cours des beaux jours à venir.

D'ailleurs, la complaisance manifeste du président Pagès à l'égard du philosophe montre bien toute les accointances établies entre les deux hommes ! Qui aurait cru qu'un homme à la légendaire intégrité serait éclaboussé par une telle affaire ?

Il fallait que la vérité soit faite sur cette histoire, et qu'enfin, un (bel) organe de presse sérieux puisse informer le public de ce fait.

BHL, vous êtes démasqué, mon petit. Et nul doute que le jury et son président ont entendu votre appel. Petit fûté, va ! Mais attention, Botul, comme le démon, est légion !

Mise à jour :
Signalons également que, de façon éphémère, la mention Prix Botul 2010 : Bernard-Henri Lévy est apparue sur la notice consacrée par Wikipédia à notre cher Botul. Notice très chahutée depuis deux jours par des intrusions et des correctifs pas forcément bien intentionnés...Par exemple, monsieur N***, du Monde, a tenté d'y insérer la phrase « En fait, Botul n’est qu’une créature inventée pour nuire à Bernard-Henri Lévy, qui s'en est tiré avec élégance ».

Et autre précision :
Il serait temps de briser la mauvaise comparaison avec Gary/Ajar, et d'établir un rapprochement pertinent avec Nicolas Bourbaki, mathématicien collectif élaboré, à l'initiative d'un certain Weil, par une équipe de génies des équations, et dont les travaux ont révolutionné l'analyse mathématique dans les années 1930 (ils sont encore aujourd'hui au coeur de problèmes terribles). Voir là aussi Wikipédia, sans qui, décidément, on est bien peu de chose...

Une dernière remarque :
BHL n'est en aucun cas « victime » d'un canular, ou « tombé dans un piège » : il n'y a aucun piège, et il est vain de laisser croire qu'un livre écrit en 1999 visait à « piéger », après des années d'affût, un grand couillon en 2010 ; cela n'a absolument rien à voir avec un « canular de normaliens », vu que pas un seul botulien n'est issu de la rue d'Ulm (Ultra-Léger-Motorisé); donc, BHL est bel et bien « coupable ».

Quant à l'expression « Bravo l'artiste ! »
C'est une citation dérobée aux "Escapades de Petitrenaud", émission gastronomique, tous les dimanches, sur France 5, à 12 h 5, qui inspira également "La cuisinière et le mangeur d'hommes" d'un certain Glücksmann, parasite-honoraire au CNRS, et futur secrétaire d'État aux Copier-coller dans le remaniement sarkozien post-régionales.

L’existence de Botul est au moins aussi assurée que celle de Dieu, lisible dans sa Création, car comme celle de Dieu, son inexistence est tout aussi indémontrable par les moyens ordinaires de la Raison. Seule l’intuition de l’Infini, dans un cas comme dans l’autre, et une bonne connaissance de Spinoza (Verum index sui) peut apaiser cette vaine polémique.



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Christian Dubuis Santini

Mercredi 10 fév 10
à 10 h 39


Cela concerne BHL en 1979, et reste entièrement d'actualité pour lui, Onfray, Finkelkraut, Enthoven, Ferry et Cie, tous les faux-losophes du grand cirque culturiste médiatique et de leurs complices dans la désinformation du peuple.

"(?) Mais des individus richement pourvus de ces absences de qualités ont existé de tout temps. Généralement, ils faisaient fortune dans d'autres trafics, non dans celui des « idées ». Une autre évolution a été nécessaire, celle précisément qui a fait des « idées » un objet de trafic, des marchandises consommables une saison et que l'on jette (oublie) avec le prochain changement de mode. Cela n'a rien à voir avec une « démocratisation de la culture » pas plus que l'expansion de la télévision ne signifie « démocratisation de l'information », mais très précisément, une désinformation uni-formément orientée et administrée.
Que l'industrie des médias fasse son profit comme elle peut, c'est, dans le système institué, logique : son affaire, c'est les affaires. Qu'elle trouve des scribes sans scrupule pour jouer ce jeu n'est pas étonnant non plus. Mais tout cela a encore une autre condition de possibilité : l'attitude du public. Les « auteurs » et leurs promoteurs fabriquent et vendent de la camelote. Mais le public l'achète ? et n'y voit que de la camelote, des fast-foods. Loin de fournir un motif de consolation, cela traduit une dégradation catastrophique, et qui risque de devenir irréversible, de la relation du public à 1'écrit. Plus les gens lisent, moins ils lisent. Ils lisent les livres qu'on leur présente comme « philosophiques » comme ils lisent les romans policiers. En un sens, certes, ils n'ont pas tort. Mais, en un autre sens, ils désapprennent à lire, à réfléchir, à critiquer. Ils se mettent simplement au courant, comme l'écrivait L'Obs il y a quelques semaines, du « débat le plus chic de la saison ».
(?)
Castoriadis finit comme ça :
"Si la critique continue à abdiquer sa fonction, les autres intellectuels et écrivains auront le devoir de la remplacer. Cette tâche devient maintenant une tâche éthique et politique. Que cette camelote doive passer de mode, c'est certain : elle est, comme tous les produits contemporains, à obsolescence incorporée. Mais le système dans et par lequel il y a ces camelotes doit être combattu dans chacune de ses manifestations. Nous avons à lutter pour la préservation d'un authentique espace public de pensée contre les pouvoirs de l'État, mais aussi contre le bluff, la démagogie et la prostitution de l'esprit."
Cornelius Castoriadis

Le reste se trouve ici : http://www.pierre-vidal-naquet.net/spip.php?article49
Zonek

Mercredi 10 fév 10
à 11 h 09


Je ne crois pas qu'on puisse balayer d'un coup les travaux ou les pensées des personnes citées, particulièrement Finkielkaut, dont les apports sont multiples (je ne citerai que "le juif imaginaire" et "la défaite de la pensée") et qui a le mérite de réhabiliter la pensée des oubliés (Arendt - Camus - Kundera pour ne citer qu'eux)... en revanche je crois que ces intellectuels s'exposent à de violentes diatribes dès qu'ils choisissent la publicité et les médias, et qu'ils tentent d'exprimer une opinion libre (fut elle parfaitement contestable). La dénonciation de ces intellectuels médiatiques devient alors la seule obcession de ceux qui n'ont véritablement rien à dire, pour exprimer leur haine d'une certaine élite. Et dans nos civilisations barbares, on ne fédère jamais mieux les peuples que par la haine...
BABOUCHE75

Mercredi 10 fév 10
à 11 h 31


Que de superficialité dans ce sujet qui se veut d'actualité. Depuis un certain temps BHL occupe la presse avec ses petits ennuis d'écrivain philosophe virtuel. Gauche caviar + virtualité = nullité.
A quand une presse de qualité et d'intelligence ?

Gloupgloup

Mercredi 10 fév 10
à 21 h 36


Cette fois, c'est la gloire posthume assurée pour Nanar Lentarté :
après les réjouissantes "affaires" Sokal (http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Sokal) et Boronali (http://fr.wikipedia.org/wiki/Joachim-Raphaël_Boronali), il se devait, lui aussi, de laisser à la postérité un témoignage digne de son génie... de l'imposture pompe-à-fric.
C'est désormais chose faite avec son accès de botulisme.
Bravo ! Et merci pour ce beau moment de rigolade !
Lou

Samedi 13 fév 10
à 15 h 28


Je ne serai pas étonnée, en , effet que Bernard Lévy reçoive le prix Botul. J'en serais navrée mais pas étonnée.
Il perçoit son manque d'humour comme un handicap et aurait imaginé cette prothèse botulique?

Attendre et voir.

Ce midi Bernard Lévy poursuivait imperturbable son plan de campagne en étant l'invité de Colombani et Casanova sur France-Culture.

J.B.Botul

Lundi 10 mai 10
à 21 h 46


Chers amis,
Mon dernier texte, "Les preuves de l'inexistence de Bernard-Henri Levy", est consultable sur le web :
http://www.lherbentrelespaves.fr/BHL.html Faites le savoir autour de vous
Botul