Éloignons-nous de notre quotidien un instant si vous le voulez bien, pour voyager en direction de la Chine, et de ses manières contestables dans le domaine d'internet, des libertés diverses et variées. Il semblerait en effet que la version anglaise de Wikipédia jusqu'à présent impossible d'accès pour les résidents chinois.
Retour à une normale bien encadrée cependant

Samedi, plusieurs internautes de Pékin et Shanghai ont confirmé qu'ils avaient de nouveau accès à la version anglaise de l'encyclopédie, bien que des sujets comme le Tibet ou la place Tien'anmen reste hors d'atteinte. La version chinoise, elle, reste néanmoins encore plus limitée : le navigateur refuse d'arriver à certaines pages et explique qu'il ne peut pas se connecter au net.
Cette décision de réouverture même partielle des frontières internet fait manifestement suite à l'intervention récente du CIO, qui avait demandé à la Chine de respecter ses engagements en matière d'Internet, sous peine de refléter «
une très mauvaise image du pays ». Cela concernait également le travail des dizaines de milliers de journalistes qui couvriraient les Jeux à venir.
Censure, mon amour
Les livres ne sont pas plus épargnés par cette politique de contrôle absolu que la Chine pratique désormais :
les émeutes à Lhasa racontées dans un livre en ont fait les frais. Bien que la Chine continue d'exercer une certaine censure sur nombre de sites et de domaine, cette ouverture, certes insuffisante, contraste avec les actions de blocage farouche que le pays a pu mettre en place. Yahoo, Flickr ou YouTube en ont régulièrement faire les frais. Ainsi que tous les sites traitant de près ou de loin du Tibet ou de la place Tien'anmen.