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Dans Caccia, Carla Del Ponte dénonce le trafic d'organes
Des leaders kosovars jadis impliqués dans le déploiement militaire, aujourd'hui dirigeant bien installés seraient responsables.

Dernièrement rappelée à l'ordre in extremis avant une tournée de pormotion de son livre par le gouvernement suisse, Carla Del Ponte avait dû reprendre ses fonctions d'ambassadrice à Buenos Aires. « La présence de Carla Del Ponte à Milan, liée à la promotion de son livre, n'est pas compatible avec ses activités actuelles d'ambassadrice en Argentine », avait expliqué Jean-Philippe Jeannerat, porte-parole du ministère.

Et voilà que son livre La Caccia revient cependant sur le devant de la scène. Nous vous révélions déjà qu'il contenait des éléments faisant mention de trafic d'organes d'adolescents serbes, mettant en cause des leaders albanais comme Hashim Thaçi, le premier ministre actuel.Plusieurs extraits du livre sont actuellement en circulation, traduit de l'italien, langue dans laquelle le livre est publié.

Des éléments accusateurs horribles

Ils témoignent des accusations lancées par Del Ponte. « Ces organes étaient ensuite envoyés depuis l'aéroport de Tirana vers des cliniques à l'étranger pour être implantés sur des patients qui payaient », écrit-elle. « Les victimes privées d'un rein étaient de nouveau enfermées dans une baraque jusqu'au moment où elles étaient tuées pour d'autres organes. »

« Les dirigeants d'un niveau intermédiaire et élevé de l'UCK étaient au courant et étaient impliqués de manière active dans la contrebande des organes. [...] » En guise de preuves, des enquêteurs n'ont retrouvé que « des traces de sang [...], une seringue, des flacons vides de médicaments dont un utilisé lors d'interventions chirurgicales ».

« Comme preuves, c'est malheureusement insuffisant » conclut-elle.

300 prisonniers auraient donc subi ce sort et durant l'été 99, elle rappelle que Hashim Thraçi et Agim Ceku étaient les deux dirigeants de l'armée de libération du Kosovo, luttant contre le régime de Slobodan Milosevic. Ouvrage dérangeant aux dires du gouvernement suisse, dont les éléments proviennent d'informations recueillies durant son mandat au Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, qui s'est achevé le 31 décembre 2007.


Rédigé par Clément S., le lundi 14 avril 2008 à 11h14

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