La BnF gardienne de la mémoire pour les sites français

La Bibliothèque nationale de France a mis en place depuis le 07 avril « un accès expérimental aux archives de l’Internet ».

Rédigé par Mario, le samedi 22 novembre 2008 à 08h15

Selon la loi du 1er août 2006 qui étend le dépôt légal à internet, la BnF a le droit de collecter, de conserver et de communiquer au public, les sites du « domaine français ».

Ainsi, les éditeurs n'ont pas le droit de s'opposer à cette collecte et doivent fournir si besoin est, sur demande de la Bibliothèque les moyens d'accéder à leurs ressources en ligne. Ce boulot titanesque est fourni par des « robots moissonneurs » qui copient toutes les pages, animations, contenus audio ou vidéo, fichiers ou images et les indexent et les datent. Ainsi on peut naviguer dans les archives comme on le ferait sur le net, tout en étant sûr de ne pas prendre de risques avec le WiFi.

Il va de soit que tout ne peut pas être répertorié. La BnF utilise donc deux méthodes pour établir des « échantillons représentatifs de l’Internet français ». Des collectes dites « larges » qui permettent de faire un tour d'horizon de quelques centaines de milliers de sites, réalisées une fois par an et des collectes plus « ciblées » permettant des faire des archives plus denses de certains sites sélectionnés par des bibliothécaires.

Enfin depuis le 07 avril la BnF a ouvert « un accès expérimental aux archives de l’Internet ». Les titulaires d’un titre d’accès à la bibliothèque de recherche pourront donc les consulter sur une quinzaine de postes dans les salles X et P du site (géographique s'entend ici) François-Mitterrand et la salle de Références du site Richelieu.


Source : Site de la BnF



end
Réagissez à cet article
quoter
valider
Audrey

Mardi 15 avr 08
à 09 h 41


C'est une bonne initiative, comme pour les archives de la télévision française qu'on retrouve en ligne maintenant sur le site de l'INA (http://www.ina.fr/).
Bertille C.

Samedi 22 nov 08
à 08 h 15


La BNF n'a aucune légitimité à faire cela et ça va poser de gros problèmes :
- de nombreuses mises en ligne se font sous conditions avec des propriétaires de ressources culturelles (les collectivités, notamment) : si la BNF en confisque le bénéfice via une collecte sans accord des propriétaires, aucun organisme ne mettra d'argent pour mettre quelque chose en ligne. Le comportement impérialiste de la BNF est à terme sclérosant.
- la BNF n'a pas les reins assez solides pour se comporter comme Google (ou plus modestement l'INA), qui eux s'autofinancent. En 15 ans de numérisation, elle n'a produit que le modeste Gallica, très incomplet et qui possède bien des défauts (ah les interruptions de connection toutes les cinq minutes, les incidents techniques, .....)

Là où l'INA a mis en place une véritable politique d'archives (en lien avec la Direction des Archives de France), la BNF improvise en se prenant pour les Archives nationales et la Direction des Archives de France réunies, à qui cette mission revient (avec bien d'autres outils méthodologiques) et que le gouvernement a choisi de démolir dans le cadre de la RGPP : http://www.archivistes.org/article.php3?id_article=593

Bertille C.

Samedi 22 nov 08
à 08 h 15


La BNF n'a aucune légitimité à faire cela et ça va poser de gros problèmes :
- de nombreuses mises en ligne se font sous conditions avec des propriétaires de ressources culturelles (les collectivités, notamment) : si la BNF en confisque le bénéfice via une collecte sans accord des propriétaires, aucun organisme ne mettra d'argent pour mettre quelque chose en ligne. Le comportement impérialiste de la BNF est à terme sclérosant.
- la BNF n'a pas les reins assez solides pour se comporter comme Google (ou plus modestement l'INA), qui eux s'autofinancent. En 15 ans de numérisation, elle n'a produit que le modeste Gallica, très incomplet et qui possède bien des défauts (ah les interruptions de connection toutes les cinq minutes, les incidents techniques, .....)

Là où l'INA a mis en place une véritable politique d'archives (en lien avec la Direction des Archives de France), la BNF improvise en se prenant pour les Archives nationales et la Direction des Archives de France réunies, à qui cette mission revient (avec bien d'autres outils méthodologiques) et que le gouvernement a choisi de démolir dans le cadre de la RGPP : http://www.archivistes.org/article.php3?id_article=593

 
dessin du jour AcuaLitté