
Alors que les lycéens sont bien décidés à profiter de leurs dernières heures de manifestation avant les vacances, Xavier Darcos tape d'un autre côté : les dépenses liées à l'enseignement. «
Il n'est pas possible de se désintéresser de ce que coûte l'éducation à la nation et de ce qu'elle obtient en contrepartie des dépenses auxquelles elle consent. »
Dans un entretien accordé à France Soir, le ministre revient sur les grèves actuelles y voyant «
un aspect rituel dans les manifestations,
qui montrent que le système ne va pas bien, qu'il y a une souffrance qui ne sera pas réglée en ajoutant ou en supprimant des enseignants ».
Mais il pointe surtout du doigt les coûts de l'éducation : «
Le lycée français est sans aucun doute trop dispersé, avec un nombre d'options considérables, dont certaines coûtent extrêmement cher avec une utilité sociale limitée. » Et l'on sent encore et déjà les regards se porter vers les langues mortes (ou anciennes) perpétuelles victimes désignées.
Le ministère du destin !
À ce titre, le ministre n'a cependant rien indiqué. Son ministère, «
celui du destin », et il considère avant tout que «
le lycée d’aujourd’hui est une machine à donner des cours. Il faut qu’il devienne une machine à créer de l’autonomie intellectuelle ».