Éducation : trop faible retour sur investissement ?

Quand le ministre Xavier Darcos met clairement les pieds dans le plat où ça fait mal.

Rédigé par Clément S., le vendredi 18 avril 2008 à 12h44

Alors que les lycéens sont bien décidés à profiter de leurs dernières heures de manifestation avant les vacances, Xavier Darcos tape d'un autre côté : les dépenses liées à l'enseignement. « Il n'est pas possible de se désintéresser de ce que coûte l'éducation à la nation et de ce qu'elle obtient en contrepartie des dépenses auxquelles elle consent. »

Dans un entretien accordé à France Soir, le ministre revient sur les grèves actuelles y voyant « un aspect rituel dans les manifestations, qui montrent que le système ne va pas bien, qu'il y a une souffrance qui ne sera pas réglée en ajoutant ou en supprimant des enseignants ».

Mais il pointe surtout du doigt les coûts de l'éducation : « Le lycée français est sans aucun doute trop dispersé, avec un nombre d'options considérables, dont certaines coûtent extrêmement cher avec une utilité sociale limitée. » Et l'on sent encore et déjà les regards se porter vers les langues mortes (ou anciennes) perpétuelles victimes désignées.

Le ministère du destin !

À ce titre, le ministre n'a cependant rien indiqué. Son ministère, « celui du destin », et il considère avant tout que « le lycée d’aujourd’hui est une machine à donner des cours. Il faut qu’il devienne une machine à créer de l’autonomie intellectuelle ».




end
Réagissez à cet article
quoter
valider
 
dessin du jour AcuaLitté