
Dans deux jours, un autre essai politique que l'on doit à Jean-Christophe Lagarde, le Député-Maire de Drancy sera publié par les éditions du Cherche Midi, pour 20 €.
Revenant sur pas mal des tracas de notre société, le député a mis en forme une série d'entretiens menés avec le journaliste Jean-François Achilli. «
Qu'est-ce qui empêche la France de se réformer ? Quels sont donc ces maux typiquement français, générateurs d'inégalités et d'injustice, qui semblent rendre notre pays ingouvernable ? Peut-on être une femme ou un homme politique, et peser sur le cours des événements ? Peut-on s'inscrire dans l'action politique, tout en respectant ses propres convictions, sans trop de concessions avec le système ? »
Au menu, l'hypervolontarisme du président de la République, il estime qu'on ne peut pas grand-chose, et bien d'autres pour celui qui n'est pas «
un maire du 9-3, mais un maire de Seine Saint-Denis », revus et corrigés, par un homme qui n'a pas sa langue dans sa poche. «
L'essentiel est dans la structure sociale et la mixité urbaine, pas dans les plans à rebondissements du gouvernement. » Ou encore «
Les Centristes, on en trouve partout, mais dès qu'on parle d'organisation, ça coince. »
À découvrir, manifestement.
Mardi 22 avr 08
à 09 h 32
Quoi qu?en dise J.C. Lagarde, Député - Maire de Drancy, le secrétaire général CGT Henri Tamar n?est pas un criminel. L?expression du syndicat CGT condamnant la précarité est légitime. J.C. Lagarde, avait intenté une action en diffamation à propos d?un tract publié en juillet 2005, il réclamait 15.000 ?.
Le syndicat CGT des agents territoriaux de Drancy interroge : « Peut-on, en cohérence, défendre les aspirations légitimes du peuple tibétain à la liberté et, dans le même temps, criminaliser l?expression syndicale dans la ville dont on est l?élu ? ».
La justice de la République a jugé, le 16 avril 2008, dans un arrêt de la cour d?appel de Paris que les termes employés « traduisent l?expression d?un libre droit de critique à l?égard du premier employeur de la ville, sans excéder les limites de la polémique pouvant être vive dans le domaine syndical ».
Confiant dans la justice de son pays, l?édile locale a immédiatement regretté ce verdict qui, selon lui, « prouve qu?un délégué syndical a le droit de dire n?importe quoi ».
Demander une enquête du CHS sur l?accident au travail d?un agent qui est décédé, c?est « dire n?importe quoi »?
Demander pour tous une prime attribuée à une moitié des agents alors qu?elle est donnée à tous les agents dans les autres collectivités du département par décret, c?est « dire n?importe quoi »?
Rappeler la loi sur le recrutement à des postes de fonctionnaires, réclamer de meilleures conditions de travail pour le fonctionnement des cantines gratuites ou analyser les données des bilans sociaux de la Mairie, c?est « dire n?importe quoi »?
Par ces propos, la CGT constate que l?élu n?a pas progressé vers plus de dialogue social dans sa ville. Ne pas respecter la liberté syndicale est une chose, être dédaigneux vis à vis d?une décision de justice en est une autre !
Qui payera pour les multiples frasques judiciaires du Député maire ?
La CGT continuera à mettre à la disposition des salariés son savoir-faire face aux employeurs comme aux élus de la République pour défendre et étendre les libertés syndicales.