L'Albanie déplore les allégations de Carla Del Ponte

La Caccia a sonné l'heure de la chasse aux déclarations contestant ce que le livre affirme.

Rédigé par Clément S., le vendredi 25 avril 2008 à 23h34

Nouvelle levée de bouclier contre le livre de Carla Del Ponte. Lulezim Basha a déploré les accusations portées par Carla Del Ponte, dans son livre Caccia, au cours d'une conférence donnée à Tirana. Le ministre albanais des affaires étrangères explique : « Nous regrettons qu'un ancien procureur du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie [...] puisse écrire un livre plein d'inventions immorales et d'absurdités condamnables non seulement d'un point de vue moral, mais également pénal ».

Publié ce mois-ci en Italie, Caccia dévoile un trafic d'organes sordides qui aurait eu lieu au cours de l'été en 1999, au cours duquel près de 300 prisonniers ont été déportés du Kosovo à l'Albanie. Del Ponte écrit : « Ces organes étaient ensuite envoyés depuis l'aéroport de Tirana vers des cliniques à l'étranger pour être implantés sur des patients qui payaient. »

« Mensonges et absurdités »

Pour Basha, tout cela n'est que « mensonges et absurdités ». D'autant que l'ex-procureur du TPI « a eu la possibilité d'ouvrir des enquêtes, de se servir de tels faits lors des procès au TPI s'ils se sont réellement produits ». Pourtant, « les enquêtes entamées par une équipe internationale de juges d'instruction dans la région citée par Del Ponte n'ont débouché sur aucun indice confirmant les accusations contre les Albanais ».

Indigné, le ministre a également condamné que « ces inventions soient exploitées par certains cercles pour délégitimer la guerre du peuple du Kosovo et nuire à l'image de l'Albanie et du Kosovo ». Et de conclure en montrant combien de telles allégations pouvaient représenter « un véritable danger pour la paix dans les Balkans », en ce qu'elles confortent les mouvements nationalistes extrêmes des pays, incitant à une haine mutuelle qui déboucherait alors sans peine sur une rupture de l'équilibre...

Jan Kubis ministre slovaque des affaires étrangères avait récemment témoigné sa méfiance, d'autant que « cette situation est plus que dérangeante. De telles révélations risquent de mettre à mal la crédibilité du Tribunal de La Haye », affirmait-il.



end
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Corine bard

Jeudi 24 avr 08
à 14 h 35


Il faut licenser Carla del Ponte immédiatement. Menteuse



La Suisse aura sûrement une réaction prochainement : son poste d'amdassadrice pourrait être compromis par ce livre.
Maksim

Vendredi 25 avr 08
à 23 h 34


Evidement, dès que ce sont des serbes qui ont soufferts, qui ont été tués... Personne n'a rien vu.. Tout le monde réfute.... Je suis certain que si Carla Del Ponte avait écrit que 3 serbes avaient chassés de chez eux une famille albanaises, ils seraient déja a comparettre devant un tribunal, et répertorié par interpol comme terroristes!

Mais la, ce sont des serbes en jeu... Et evidement les gentils albanais, dont l'argent du trafic de drogue et de la mafia enrichis la Suisse, ne peuvent avoir commis de crimes!

le Kosovo est le coeur de la Serbie
 
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