Brahy, Corbeyran et Braquelaire : Climax, Le désert blanc
Décidément, Corbeyran est partout ces derniers temps.
Leia, mathématicienne talentueuse a un étroit rapport avec l’eau. Elle commence dans une piscine et s’achève sur la banquise, durant l’hiver permanent que peut être l’Antarctique. L’agence Imago Mundi est quelque peu malmenée par le gouvernement canadien et les membres doivent se rabattre sur des missions peu chaleureuses. Envoyée dans une base pour effectuer quelques relevés et tenter d’apporter des preuves concrètes du réchauffement climatique, Leia va atterrir dans une base aux conditions de vie et de travail plutôt particulières.Dumont d’Urville n’a en effet rien de la station balnéaire, et l’arrivée de la jeune femme n’est pas forcément très bien acceptée de l’équipe déjà en place. Entre rivalités masculines, sécrétions d’hormones et non-dits, les journées au pôle Sud n’ont rien de très enviable. Le froid ambiant et les -40° C ont le dont de geler des relations humaines déjà peu empreintes de chaleur.
Ah, ah, ah… Mais trêve de plaisanteries : ce premier tome de Climax annonce la couleur – blanche – dès son titre, et l’atmosphère, glaciale, qui y règne apporte ce qu’il faut à un scénario pourtant peu élevé. Un peu brouillon, très dense pour pas grand-chose en fait. On détourne notre attention à grandes pelletées de blizzard et de neige, quand ce n’est pas de manchots pour un rebondissement prévisible, bref, pas vraiment la panacée.
Mais le véritable travers, car ce thriller climatique pourrait s’en sortir autrement, c’est un dessin passablement foireux, avec des gros pains un peu partout, des mouvements à la limite du risible, des visages faussés et finis à la va-vite. Visuellement, on en prend plein la rétine et pas du meilleur goût. Les trois premières pages annoncent clairement la couleur, encore que l’on aurait pu s’y laisser prendre.
À déconseiller de toute évidence, et contre toute attente, les œuvres signées Corbeyran ayant d’ordinaire un certain cachet. C’est Dargaud qui s’est planté avec ce truc et vous le fait payer 10,40 €. Cher pour un mauvais titre.
Rédigé par Nicolas, le samedi 03 mai 2008 à 10h00
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