Larousse : Il ne faut surtout pas que Wikipédia disparaisse !
Contribution, participation, respect du droit d'auteur, modération et articles de référence... Tout pour tendre vers la perfection ?
Remplacer Wikipédia… Voilà un crime de lèse-majesté pour la plupart des internautes, aussi la tension était perceptible parmi les journalistes invités. Qu’allait-on apprendre aujourd’hui sur l’avenir de l’encyclopédie en ligne ? Il n’est un secret pour personne que cette industrie s’éteint depuis quelque temps, mais selon Isabelle Jeugne-Maynart, PDG des Éditions Larousse, cette décadence a commencé avant internet. Aussi n’était-ce pas une révolution sociale qui se profilait pour Larousse. « Nous travaillons sur ce sujet depuis plusieurs années », nous explique Sébastien Catélin. Alors en quoi va consister cette encyclopédie en ligne ?Article de référence et contributions
Elle sera donc double : une partie servira de référence, en se basant sur les articles de l’encyclopédie Larousse. L’autre est basé sur un espace d’hébergement réservé aux contributeurs, au sein duquel ils pourront rédiger leurs propres articles, et apporter leur savoir et leurs connaissances. Le contenu rédigé sera copyrighté et en ce sens, le texte du contributeur sera protégé d’interventions intempestives émanant d’autres internautes.
Isabelle Jeugne-Maynart, Colombe Schneck (France Inter),
Line Karoubi et Sébastien Catélin
Line Karoubi et Sébastien Catélin
D'un point de vue purement esthétique et pratique, justement, l'interface administrative qui sert à rédiger les articles est nettement moins austères que celle de Wikipédia. Les éléments s'intégrent de façon plus souple et on écrit ce qui apparaîtra à l'écran, sans passer par des balises ou autres singularités.
Par ailleurs, les contributions seront libres et soumises à la contradiction des opinions : plusieurs avis pourront se confronter sur un même sujet, pour le profit du plus grand nombre. « Il n’y aura pas de lissage des articles, comme ce peut être le cas dans Wikipédia, qui cherche à présenter un article complet et uniforme ; ce ne serait pas un avantage pour nous », estime Sébastien. Dans tous les cas, l’article de Larousse offrira une base référentielle pour permettre d’argumenter ou de régler les différends. « Ce serait en tout cas le plus profitable pour nous », plaisante Line Karoubi, directrice du département Langue française et Encyclopédies.
Par ailleurs, les contributions seront libres et soumises à la contradiction des opinions : plusieurs avis pourront se confronter sur un même sujet, pour le profit du plus grand nombre. « Il n’y aura pas de lissage des articles, comme ce peut être le cas dans Wikipédia, qui cherche à présenter un article complet et uniforme ; ce ne serait pas un avantage pour nous », estime Sébastien. Dans tous les cas, l’article de Larousse offrira une base référentielle pour permettre d’argumenter ou de régler les différends. « Ce serait en tout cas le plus profitable pour nous », plaisante Line Karoubi, directrice du département Langue française et Encyclopédies.
Confronter les savoirs, pour le meilleur
Cette ouverture du champ des savoirs permettra d’ouvrir à la découverte de nouveaux auteurs et spécialistes d’un domaine. Les articles des contributeurs seront ainsi notés pour que soient mis en avant les plus pertinents. Quant à ceux qui désirent corrompre la base de données en insérant des éléments erronés, « nous tenterons de les empêcher de revenir sur l’encyclopédie, avec les moyens techniques existants », précise Sébastien. Cependant, pour ce qui est des sujets sensibles, une équipe a été instaurée et a pour charge de surveiller des sujets particuliers et spécifiquement sensibles. Racisme, sectes, etc. seront donc particulièrement surveillés.
Agissant en tant qu’hébergeur, Larousse n’est cependant pas responsable du contenu publié par les contributeurs dans ses colonnes. D’autre part, l’internaute, en rédigeant un sujet, accepte les termes d’une charte, notamment sur les images : on coche en effet une case qui spécifie que l’on est en droit d’utiliser les photos que l’on va publier pour illustrer son article. « La déontologie des contributeurs et son honnêteté seront également garantes de la qualité du contenu produit », ajoute une personne dans la salle.
Comment gagner des millions ?
Et quid du business model ? Eh bien, il n’est pas fixé pour le moment. Ce qui est certain, c’est qu’il n’y aura pas de publicité. Pour le moment du moins. « Rien n’est fixé. Nous continuons de réfléchir, sans pour autant avoir trouvé la solution définitive. Si nous nous plantons, il n’y aura pas de conséquences pour Larousse. Nous restons tout de même très implantés dans les dictionnaires. » Mais s’il faut se replier sur une formule d’abonnement, « nous l’envisagerons à ce moment alors ». D'autre part, si la rémunération des auteurs n'est pour l'heure pas d'actualité, il semblerait, quand nous en avons parlé loin des oreilles indiscrètes, que l'achat d'articles puisse être envisagé.
Mettre en avant le meilleur des contributions
Pour l’heure, si différents éléments restent en suspens, nous avons pu en apprendre un peu plus, de façon plus confidentielle. Tout d’abord, les contributions collectives seront prochainement mises en place, notamment par le biais de groupe de travail. Ensuite, nous savons également que la page d’accueil, qui contient un zoom sur l’actualité, offrira un portail thématique plus complet et s’ouvrant vers la communauté. « Il s’agira avant tout de toujours faire remonter les bons contenus. » On nous parle également d’alertes qui permettront de personnaliser son tableau de bord de contributeur : elles agiront selon que vous ayez choisi d’être averti par une nouvelle contribution émanant d’un internaute que vous aurez choisi, ou alors en fonction d’une thématique qui vous passionne et enfin selon les articles que vous avez rédigés et des commentaires qui seront postés à la suite de votre article.« Le maître mot reste de s’ouvrir un maximum, en jouant sur les hyperliens au maximum et sur l’enrichissement que chacun pourra apporter. Tous les mots d’un article seront double-cliquables pour renvoyer vers d’autres éléments et permettre de surfer non-stop d’un thème à l’autre, d’un élément vers des milliers d’autres. Après tout c’est aussi ça l’optique ‘Je sème à tout vent’. »
Wikipédia ne doit pas disparaître
Car l’intention première de Larousse était de rompre avec la position monopolistique de Wikipédia aujourd’hui. « Il ne faut surtout pas que Wikipédia disparaisse, ce qui n’arrivera cependant jamais. Car le but du jeu est avant tout de multiplier les points de vue et d’accès à la connaissance. Il nous semble inutile d’attaquer Wikipédia comme cela a pu être fait jusqu’à présent. Larousse offrira un contrepoint et le public décidera si cette position les convainc. Le danger d’Internet est de tuer l’esprit critique : nous voulons simplement le remettre en avant. »
Durant la journée d’hier, le site a enregistré plus de 300.000 connexions et des dizaines de milliers de contributeurs ont déjà participé pour marquer le coup. Plusieurs options restent à découvrir pour le contributeur. D’un autre côté, on s’attend surtout à mieux pouvoir définir les attentes des lecteurs de l’encyclopédie ; quels sont les mots qu’ils recherchent en priorité, quels sont les thèmes qui les passionnent le plus.
Partager, gratuitement, avant toutRespectant autant que faire se peut le droit d’auteur, offrant tout à la fois des articles de références et un espace de développement des idées, Larousse veut avant tout « offrir une plate-forme conviviale et d’utilisation simple pour partager nos propres connaissances ». Toute recherche fera aboutir à un résultat qui pointera tout à la fois vers les articles de l’encyclopédie, et ceux des contributeurs.
Un projet plein de bon sens et de bonnes intentions.
Rédigé par Clément S., le lundi 26 mai 2008 à 09h00
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Interventions






















"Il ne faut pas que wikipédia meure"
Vraiment ? Pourtant, depuis 6 ans que la chose existe, le wikireality est devenu l'essentiel de l'activité de la soit-disant encyclopédie.
Un grand nombre de domaines de connaissance sont vérouillés par des groupes de pression : religion (selon les continents, le groupe varie), politique, environnement.
L' alignement est général sur le sens commun qui donne une saine idée des résultats de l'enseignement dans lequel la carence en sciences humaines commence à se faire sévèrement sentir, carence d'esprit citoyen.
Par carence d'esprit citoyen, j'entends le fait que la propagande wikipédienne donne à croire que les choses se dérouleraient le plus démocratiquement du monde du fait de l'existence de systèmes de vote et que la validité d'une information serait suspendue à la production de références académiques donan nt la source des textes produits.
Il n'en est rien : les votants n'excèdent pas 1% des inscrits. Si les sources académiques sont spécialisées et donc peu connues, l'alignement par le bas est la règle. On a vu des administrateurs (qui prétendent être doctorants en histoire) critiquer des livres qu'ils n'avaient pas lus à partir de la nationalité des auteurs, tout en précisant qu'ils n'avaient pas lu le livre, ne connaissaient pas l'auteur et que son champ d'expérience n'était pas la spécialité dudit doctorant !
Mais surtout, la condition pour durer sur wikipédia c'est la servilité à l'égard des administrateurs. Grosso modo, si un administrateur injurie le contributeur et que celui-ci réagit, se défend, montre en quoi l'argumentation est inappropriée, on peut être certain que le contributeur sera bloqué à vie.
Wikipédia n'a pas pour but de construire un espace encyclopédique mais d'éduquer une petite bande à l'usage d'instruments terroristes sans états d'âme :
* enquête sur l'IP des nouveaux utilisateurs sans qu'ils aient commis la moindre irrégularité,
* conservation des données obtenues pendant 6 mois
* impossibilité de l'enquêté d'accéder aux données collectées et de les corriger, comme le réclame la CNIL,
* publications de données confidentielles (comme l'appariement d'une ou plusieurs adresses IP et de pseudos)
*expérimentation de la toute puissance sans contrepartie tant sur le contenu que sur les contributeurs. Rien à voir avec le contrat social !
Outre la publication de pseudo-science sans ménager le moindre espace à la critique de celles-ci, la presse américaine commence de publier des histoires de manque de transparence dans l'emploi des fonds collectés, de recrutements de personnages douteux. Cela fait désordre pour une net-entreprise qui vit de la collecte de fonds, du travail bénévole des contributeurs et qui envisage de mettre dans le circuit commercial le produit de ce travail gratuit. En français, ce modèle économique se nomme "l'esclavage"
Wikipédia est une expérience de Milgram à taille planétaire et il serait temps de lancer une campagne "Plus un sous pour wikipédia !"