Nicolas Sarkozy annonce un 'droit à l'accueil des enfants'.

Il fallait tout de même que le chef de l'État prenne la parole après la sacrée journée que fut ce 15 mai.

Rédigé par Milie, le jeudi 15 mai 2008 à 19h26

Des manifestations à Paris et en province ont réuni aujourd'hui des dizaines de milliers de personnes pour protester contre les suppressions de postes dans l'Éducation nationale et la fonction publique prévues en 2008-2009.

La France parle aux Français

À l'issue de cette journée de grève suivie par 39,34 % des enseignants, selon le ministère, durant laquelle de nombreuses écoles ont dû fermer leurs portes, le chef de l'État a prononcé une allocution à 18 h 15 depuis le palais de l'Élysée.

Il a notamment annoncé le dépôt prochain, « avant l'été », d'un projet de loi visant à instituer un « droit à l'accueil » des enfants scolarisés, lors des mouvements de grève dans l'Éducation Nationale.

Ce projet visera de plus à imposer aux professeurs grévistes de se déclarer « 48 h à l'avance », et aux municipalités « d'organiser l'accueil des élèves », le surcoût dû à cette mesure devant être remboursé à ces dernières par l'État.

Devançant les critiques, Nicolas Sarkozy a tenu à souligner : « Je respecte le droit de grève. C'est une liberté fondamentale qui est garantie par la Constitution. J'ai bien l'intention de la respecter ». Mais « la grève pose des difficultés insurmontables à beaucoup de familles, en particulier aux familles les plus modestes. Elle pose des problèmes d'égalité », a-t-il poursuivi. « Mon devoir, c'est de les entendre aussi », a-t-il dit.






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