Des manifestations à Paris et en province ont réuni aujourd'hui des dizaines de milliers de personnes pour protester contre les suppressions de postes dans l'Éducation nationale et la fonction publique prévues en 2008-2009.
La France parle aux Français
À l'issue de cette journée de grève suivie par 39,34 % des enseignants, selon le ministère, durant laquelle de nombreuses écoles ont dû fermer leurs portes, le chef de l'État a prononcé une allocution à 18 h 15 depuis le palais de l'Élysée.

Il a notamment annoncé le dépôt prochain, «
avant l'été », d'un projet de loi visant à instituer un «
droit à l'accueil » des enfants scolarisés, lors des mouvements de grève dans l'Éducation Nationale.
Ce projet visera de plus à imposer aux professeurs grévistes de se déclarer «
48 h à l'avance », et aux municipalités «
d'organiser l'accueil des élèves », le surcoût dû à cette mesure devant être remboursé à ces dernières par l'État.
Devançant les critiques, Nicolas Sarkozy a tenu à souligner : «
Je respecte le droit de grève. C'est une liberté fondamentale qui est garantie par la Constitution. J'ai bien l'intention de la respecter ». Mais «
la grève pose des difficultés insurmontables à beaucoup de familles, en particulier aux familles les plus modestes. Elle pose des problèmes d'égalité », a-t-il poursuivi. «
Mon devoir, c'est de les entendre aussi », a-t-il dit.