L'Australie agacée par les privilèges des cyber marchands

Les impôts, que Benjamin Franklin décrivait comme l'une des deux certitudes de l'existence ne s'appliquent manifestement pas à tous.

Rédigé par Cecile Mazin, le samedi 17 mai 2008 à 13h40

Neil Malcolm a récemment pris la tête de l'Australian Booksellers' Association, pour se centrer sur les questions prioritaires : comment achète-t-on des livres, ou plutôt comment gérer la croissance des ventes via Internet.

Chez nos voisins lointains du pays des kangourous, l'impôt sur les biens et services (GST), qui concerne donc les livres, est équivalent à 10 % du prix. Mais cela ne semble pas s'appliquer à Amazon et consorts. « J'aimerais bien voir s'appliquer une répartition équitable des impôts », s'exclame alors Malcolm.

On compterait selon lui 20.000 personnes employées dans les librairies en Australie et l'industrie du livre représente 1,5 milliard de dollars (920 millions d'euros). Fonction pédagogique et sociale, facteur d'alphabétisation, lieu de rencontre avec les auteurs, les milieux du livre ont tout intérêt à être surveillés.

Et pour ce faire, Malcolm vient de proposer un accord avec l'Australian Publishers' Association. Il espère vraiment qu'une collaboration sera possible pour faire changer cet état de fait.



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