Mercredi 21 mai 08
à 22 h 20
Il n'a jamais répondu à mes questions concernant les sources et masque difficilement le fait qu'il fait de la pub pour son blog.
Mes sources sont dans l'air du temps, les têtes bien formatées de mes contemporains crédules et les fosses de la pensée frelatée.
Et l'affaire des faux carnets d'Hitler ? A quel genre de journalistes avions-nous affaire à l'époque ? Allons ! Le journaliste qui m'a interrogé connaît son travail et le fait bien. La subtilité, c'est le tranchant de la plume. Les bons journalistes sont rares. Les beaux esprits aussi. L'auteur de cet article est un oiseau rare à double titre, croyez-moi.
Raphaël Zacharie de Izarra
Je ne savais pas que vous m'interpelliez à cet endroit de la toile. Pardonnez-moi, mais aujourd'hui j'ai eu beaucoup à faire.
Il ne m'est matériellement pas possible de répondre immédiatement à tous mes détracteurs.
Je n'ai nul besoin de faire la promotion de mon blog étant donné qu'il a toujours été très visité. Pour vous répondre avec concision et justesse, seule la qualité de mes textes doit convaincre, séduire, et non une vulgaire publicité basée sur le scandale.
Raphaël Zacharie de Izarra
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VOTRE MESSAGE :
Je l'ai titillé sur le blog d'Éric Viennot.
Il n'a jamais répondu à mes questions concernant les sources et masque difficilement le fait qu'il fait de la pub pour son blog.
Mercredi 21 mai 08
à 22 h 59
L'auteur est un habitué des coups montés littéraires, il semblerait qu'avec des moyens chimiques, techniques mais surtout informatiques il soit parvenu à tromper la vigilance des plus rusés ! A partir de vieilles archives vierges authentiques il aurait fabriqué ce faux. Les naïfs s'y seraient laissé prendre.
Rien que les circonstances de cette trouvaille devraient inciter à la plus extrême prudence... Comme par hasard un cinéaste justement en train de faire un documentaire sur Rimbaud entre dans une bouquinerie (une librairie de quelle ville donc se demandera le péquin ? Mais oui bien-sûr de Charleville-Mézières voyons !) et là, hop ! comme par enchantement il trouve le fameux trésor littéraire qu'on recherchait depuis 1945 ! Bref, un mauvais scénario de Indiana Jones qui semble passer comme une lettre à la poste ! Sans parler des détails tellement "beaux et évidents" qu'il en sont invraisemblables quand y réfléchit bien. Un romancier qui aurait écrit cette histoire aurait été taxé d'écrivain sans imagination. La vérité est que, comme l'avoue avec complaisance l'auteur de cet étrange message, le faux après avoir circulé un certain temps dans un circuit "traditionnel" pour accréditer son authenticité aurait finalement été dirigé vers cette boutique de Charleville dans l'attente de sa "découverte".
D'ailleurs trouver un tel document là où précisément dans l'imaginaire collectif on est censé le trouver, c'est plus fort que fort ! Et c'est pour cela que c'est aussi un peu faible quand on commence à se poser quelques questions... Des faux littéraires ont déjà été fabriqués, cela ne serait pas la première fois (récemment il y eut les faux carnets d'Hitler pour ne citer qu'un cas célèbre). Pour ce qui est des parties manquantes du document, les détériorations "naturelles" ont été machiavéliquement confectionnées à des endroits stratégiques du texte : il fallait que cela fasse vrai. Mais pas trop non plus quand même car on se doute bien que l'auteur de la farce n'aurait pas masqué, même en partie, la signature "Jean Baudry" ! C'était la seule chose importante, la signature. Fallait même que ça fasse plus vrai que vrai. C'est réussi...
Signé : un complice impliqué qui n'aura pas l'inconscience, lui, d'en dire plus sur son identité...
Merci pour la leçon de journalisme.
On en tiendra compte quand on se décidera à sortir un numéro de PIF gadget.
Cordialement,
Jeudi 22 mai 08
à 00 h 04
S'il n'en a pas, qu'il se taise et qu'il retourne aux oubliettes de la pale littérature !
Mais bon c'est vrai que cette affaire sent un peu trop le tout cuit.
Celui qui a pas mal à y gagner aussi dans l'histoire c'est le cinéaste qui se fait ainsi connaître et qui fait parler de son film avant même de l'avoir tourné !
Je n'ai pas abattu toutes mes cartes. Une mystification consistante et éclatante se fait nécessairement sur le long terme. Donc, pas de précipitation ! D'ailleurs je ne sais pas encore s'il sera finalement indispensable de donner des preuves : la régénérescence des esprits corrompus par le snobisme rimbaldien se fera peut-être sans ce concours matériel que réclament les admirateurs et fins connaisseurs de Rimbaud... Le miracle de l'Intelligence peut fort bien s'opérer indépendamment de toute preuve tangible. Quoi qu'il en soit, ces éventuelles preuves matérielles pourront toujours être mises en doute car il y aura toujours des saint Thomas pour douter de l'évidence, aussi ces preuves palpables sont-elles vaines. La seule véritable preuve -irréfutable- que ce document est un vrai, ou un faux, c'est de le confronter audacieusement aux jolies sensibilités pénétrées de vérités rimbaldiennes promptes à tomber en pâmoison à la moindre prose signée "Rimbaud".
Raphaël Zacharie de Izarra
Jeudi 22 mai 08
à 10 h 09
À moins que vous n'ayez finalement ni source, ni preuve, et que vous vous donnez l'illusion d'être quelqu'un d'important en usant d'un langage châtie ?
Je veux bien être sceptique quant à l'authenticité avérée ou non de ce texte de Rimbaud. Cependant j'adopte l'attitude de Saint-Thomas. Je ne crois que ce que je vois. Or, je ne vois pas de preuves, juste de la rancune et des propos de caniveau envers un poète du XIXème siècle et ceux qui apprécient son ?uvre. Être un dandy ne veut pas dire qu'on peut s'affranchir de donner un peu de consistance à ses affirmations.
Je souhaite demeurer le maître du jeu le plus longtemps possible. Ce n'est pas à moi de prouver l'authenticité de ce texte mais aux spécialistes de la question littéraire. C'est à eux d'asséner vérités immortelles et écrasantes, de répandre affirmations lumineuses et sereines -bref de convaincre l'incrédule- et non à moi d'abréger les doutes. Mon rôle consiste à faire accoucher la vérité littéraire aux prétendus spécialistes de Rimbaud, non à servir sur un plateau le sujet cuit de leurs actuels tourments. Seul celui qui a les bonnes cartes en main aura le dernier mot. Celui-là peut se permettre toutes les licences et fantaisies. Chacune de mes provocations à l'adresse de mes détracteurs doit être considérée comme une salutaire incitation à percer le mystère de ce texte par des moyens strictement artistiques, littéraires, intellectuels et non vulgairement matériels. On devrait au contraire me rendre grâces d'inviter les admirateurs de Rimbaud à la critique honnête au lieu de me condamner de la sorte !
En attendant je laisse à mes détracteurs le temps de se ridiculiser dans toutes les directions. Ou de faire triompher la vérité, s'ils la détiennent.
Raphaël Zacharie de Izarra














Mercredi 21 mai 08
à 21 h 05