
L'Assemblée nationale a voté jeudi, à la quasi-unanimité, un amendement surprise au projet de loi sur la réforme des institutions visant à inscrire la reconnaissance des langues régionales dans la Constitution.
Un aménagement attendu depuis longtemps :
« Les langues régionales appartiennent au patrimoine » de la Nation, prévoit l'amendement présenté par le président UMP de la commission des Lois, Jean-Luc Warsmann et qui complètera l'article 1 de la Constitution.
Cette disposition était demandée depuis très longtemps par de nombreux parlementaires de toutes tendances politiques. L'ensemble des groupes UMP, Nouveau Centre, PS, PCF, Verts- et François Bayrou (MoDem) avaient déposé des amendements similaires à celui de M. Warsmann. Ils avaient tous été rejetés par la commission des Lois la semaine dernière.
Une adoption surprise de l’amendement : un texte qui fait l’unanimité
La garde des Sceaux, Rachida Dati, s'est dite
« favorable » à cette inscription des langues régionales dans la Constitution. M. Bayrou a exprimé
« la satisfaction » de celui qui
« mène le combat pour les langues régionales depuis longtemps ».
« C'est un pas en avant important », a-t-il déclaré.

Jean-Jacques Urvoas (PS) a estimé que
« cela va dans le bons sens pour l'épanouissement des langues régionales ».
« Enfin les langues régionales vont être reconnues ! », s'est exclamé le député NC Philipe Folliot tandis que Marc Le Fur, l'un des députés les plus en pointe dans la défense des langues régionales, s'est réjoui de
« quelque chose de positif ».
Mettant en exergue la convergence de vues des députés de tous bords dans cette discussion sur les langues régionales, Arnaud Montebourg (PS) a plaidé pour que la discussion sur l'ensemble du texte se déroule dans le même esprit :
« c'est ici que cela doit se décider, entre nous. Nous souhaitons travailler ainsi jusqu'au bout, dans cette optique ».