Face aux manifestations, Darcos reste intraitable

Malgré les journées de grève à répétition, le ministre de l’Education nationale ne souhaite pas remettre en cause les actions entreprises.

Rédigé par Victor de Sepausy, le lundi 26 mai 2008 à 07h00

Même si les manifestations ne semblent pas faiblir, le ministre de l'Education Xavier Darcos a estimé dimanche à Cannes « qu'il nous faut réformer tout simplement l'école de la République » et que « les défilés ne changeront rien à l'affaire ».

Un point de vue positif sur la situation actuelle :

Au lendemain d'une nouvelle journée de mobilisation des enseignants, parents d'élèves et lycéens contre les suppressions de postes à la rentrée et la politique éducative du gouvernement, M. Darcos a déclaré que « l'école française ne va pas mal » et qu'il « ne faut pas dramatiser la situation ».

« Nous devons nous moderniser, nous adapter, nous ajuster, confronter les points de vue qui sont parfois divers, mais la dramatisation que nous avons connue cette année, est un peu excessive par rapport à la réalité des choses », a ajouté le ministre.

Davantage de professeurs n’est pas une solution :

Pour M. Darcos, qui s'exprimait en marge de la remise du prix de l'Education 2008 au film Tulpan du Kazakh Sergey Dvortsevoy présenté dans le cadre du Festival de Cannes, « il faut nous réformer tout simplement ».

« L'école de la République est une école qui a des difficultés » et elle ne les « arrêtera pas simplement en créant des emplois nouveaux », a ajouté le ministre qui reçoit les syndicats lundi.

La guerre des chiffres :

« Cela ne met pas en cause le travail des enseignants qui est bon. Ce sont des gens dévoués que je respecte énormément. J'ai été moi même enseignant toute ma vie, mais il faut que nous nous organisions et les défilés ne changeront rien à l'affaire », a-t-il ajouté car « ce n'est pas ainsi que les choses se règlent ».

Le ministre de l'Education a souligné que « tous les enfants sont scolarisés à trois ans, avec entre 100 et 150 heures de plus que tous les élèves comparables des pays européens. Avec le meilleur taux d'encadrement du monde, ils sont dans les dix derniers, comparés à des élèves qui ont commencé à 7 ans avec 100 heures de moins ».

Evoquant aussi le second degré, M. Darcos a estimé que le système français « est sans doute le plus coûteux du monde » et « pas le plus efficace lorsque (nous) comparons ».



Source : VousNousIls.fr



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