Le décrochage scolaire au Québec, une catastrophe

Pauvreté, manque de ressources, tri massif des élèves provoquent des désastres.

Rédigé par Cecile Mazin, le lundi 28 septembre 2009 à 16h33

Une étude affole clairement Réjean Parent, président de la Centrae des syndicats (CSQ) au Québec. En effet, des résultats relativement sinistres se sont abattus sur le milieu scolaire pour montrer des périls certains.

Décrochage : le désastre éducatif

« Les données concernant le taux de décrochage scolaire publiées ce matin illustrent une réalité sociologique déjà bien connue à savoir que la pauvreté, l’intégration massive des élèves sans ressources et la sélection des meilleurs élèves dans les écoles à vocation particulière sont des facteurs qui ont pour effet de concentrer les élèves en difficulté dans certaines écoles. Donc, rien de neuf, mais qui démontre que cette situation malheureuse et inacceptable perdure », commente Réjean.

Pauvreté, élèves sans ressources, tri sélectif en fonction de la réussite : tout cela appelle un changement nécessaire et vital : « Il faut agir sur la pauvreté, investir davantage en éducation, particulièrement dans les milieux défavorisés et ce n’est pas les quelques programmes existants qui permettront d’améliorer la situation » selon M. Réjean.

Un élève sur trois, dans la moitié des établissements

En effet, dans certains établissements, on atteint jusqu'à 85 % de décrochage révèle une étude. On y apprend que pour près de la moitié des établissements de Montréal, un élève sur trois a quitté les bancs de classe avant la fin de son cursus secondaire au cours de l'année 2006-2007.

Pour la ministre Michèle Courchesne, la situation est extrêmement préoccupante, mais « ce n'est pas en un an que l'on passera de 70 % de décrochage à 10 % », commentait-elle. « On fait comme si rien ne se passait. Il faudrait injecter des centaines de millions de dollars pour régler le problème », clame avec fureur Robert Cadotte, spécialiste de l'enseignement en milieu difficile.

Bien que l'essentiel des informations sur ce point n'ait pas été dévoilé, les chiffres avancés alarment durablement la Belle Province, depuis leur publication dans le Journal de Montréal, dans l'édition de lundi.



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Gilles

Jeudi 19 mar 09
à 02 h 24


Aucune entreprise ne survivrait à plus de 35% DE SES CLIENTS qui sont insatisfaits et qui vont ailleurs.
Des coups de pied se perdent
on trouve toute sorte d'excuse,
on se compare, on?.et on?..
Ce que les administrateurs, fonctionnaires et professeurs font actuellement est tout à fait criminel.
Entrez dans une classe de maternelle et regardez les yeux des enfants: ils brillent tous.
Regardez ces mêmes yeux 5 ans et 10 ans plus tard on les a presque tous éteints (wow! quel beau travail on a fait; pas besoin d?étude complexe pour réaliser ça)
et on continue comme si de rien n?était!!!
Qu?est-ce qu?on attend? Tous des Ponce Pilate.
Ce ne sont pas des crimes physiques mais bien des crimes intellectuels qui sont commis (année après année et jour après jour). On attend quoi?
La faute est beaucoup plus grave qu?un simple vol.
Le problème est connu depuis longtemps et on continue comme si de rien n?était!!!!
Y-a-t-il des gens qui vont mettre leur culotte et régler le problème??
C?est vrai, j?oubliais qu?il n?y a plus personne de responsable et plus personne d?imputable dans notre beau système.
On enseigne de la même manière avec les mêmes outils qu?il y 40 ans!!!
Une craie et un tableau!!!! On assoie les jeunes 6 heures par jour 5 jours par semaine sur des chaise de bois à écouter, aucun adulte ne supporterait un tel traitement. Demander seulement à des professeurs de rester assis pendant 1 heure sans parler (j?ai bien dit sans parler) lors d?une journée pédagogique. Dans toutes les écoles du Québec on est bien quand il n?y a plus d?étudiants dans l?école!!!
C?est le monde à l?envers!!!
Les jeunes apprenne plus à l?extérieur de l?école qu?à l?école!!
Si les jeunes décrochent c?est qu?ils n?y trouve pas leur compte dans nos belles écoles.
Les écoles , les horaires et les programmes sont fait par et pour les administrateurs, les fonctionnaires et les professeurs.
Ils ne sont pas fait pour les étudiants.

Le problème est tellement facile à solutionner s?il avait seulement une volonté de le faire.

Raymond

Dimanche 31 mai 09
à 14 h 55


Le diplôme est souhaitable, mais non essentiel.
Beaucoup de gens dans la vie ont réussi sans diplôme. Michel Ange, Picasso, Edison n'avaien pas de diplôme de 5e secondaire. Bien évident .
Il faut que l'école ait des programmes qui correspondent aux besoins de l,élève. L'élève n,a pas besoin du subjonctif plus que parfait. Que les bureaucrates descendent de leur tour d'ivoir.
Christian

Lundi 28 sep 09
à 16 h 33


Si le MEQ était une cie pharmaceutique et que 29% en 2008 (filles+garcons) des consommateurs de la "pillule pour réussir" subissaient de "graves problèmes de santé" pour le reste de leur vie... peut-on penser à poursuivre le MEQ???

@Gilles - Je t'appuie entièrement!!!

J'étais au secondaire fin '70 début '80, et je (ainsi que beaucoups de mes cammarades) trouvais l'école archi plate!!! Si je comprends bien, le MEQ sert encore le même "repas"/"mal bouffe", 30ans plus tard.

-Les jeunes décroches pcq l'école c'est plate.
-Les jeunes consomment (drogues/alcools) pcq l'école, c'est pas excitant.
-Les jeunes font des actes criminels pcq l'école y'a pas de défis.
-Les garcons préfèrent aller jouer (skate, roller, hockey, basket et même gang et vandalisme, ...) dehors pcq à l'école ils sont assis.
-Les garcons préfèrent aller travailler et gagner de l'argent pcq l'école c'est pas valorisant. A quand une "école" où les jeunes pourraient "travailler" ET gagner de l'argent, comme en entreprise???
-Si certains milieux familiaux sont pauvres, violents et démotivant, ET que c'est aussi ainsi à l'école, alors c'est tout a fait NORMAL qu'on génère des jeunes "pauvres, violents et démotivés."

Le MEQ... c'est honteux, vicieux et perverti.
Tout comme l'a été l'église au Québec.
 
dessin du jour AcuaLitté