Les universités lauréates du « plan campus »
Dix universités françaises se verront dotées de moyens exceptionnels pour rénover leur patrimoine immobilier. Valérie Pécresse a donné le nom des six premiers sites retenus.
La mesure avait fait grand bruit il y a quelques mois lors de son annonce en plein mouvement étudiant. Les universités étaient appelées à monter des projets pour poser candidature à l’obtention d’une aide exceptionnelle chargée de les aider à rénover efficacement leur patrimoine immobilier.Les six universités retenues dans le cadre du « plan campus » :
Valérie Pécresse a dévoilé le nom des sites universitaires retenus. Et le gâteau à se partager est fort intéressant puisqu’il s’agit de pas moins de 5 milliards d'euros. Il aura fallu toute une journée de débats et de concertation au comité d'évaluation pour sélectionner les six projets sur les 46 déposés. Le financement de cette action d'envergure puise en partie dans la cession de 3% d'EDF.
Les sites lauréats sont situés à Bordeaux, Toulouse, Lyon, Montpellier, Strasbourg et Grenoble. « Ces projets impliqueront 19 universités, 17 écoles et tous les principaux organismes de recherche. Ils sont répartis dans 5 régions et concerneront 340 000 étudiants et 13 000 chercheurs », a précisé Valérie Pécresse.
Quatre critères ont guidé la sélection : l'ambition pédagogique et scientifique du projet ; l'urgence de la situation immobilière ; le développement d'une vie de campus ; le caractère structurant et innovant du projet pour le territoire.
Quelles solutions pour les universités recalées ?
Au niveau nationale, selon l'UNEF, 30% du patrimoine universitaire est en état de dégradation, 15% des campus sont inadaptés à leur mission, et la moitié des
campus n'a pas été rénovée depuis 30 ans. Dès lors, se pose la question de tous les autres, tous ceux qui ne bénéficieront pas du coup de pouce du plan Campus. Mais tous les espoirs ne sont pas perdus pour les autres sites. Une deuxième vague de sélections élira quatre autres dossiers à la mi-juillet. Les candidats doivent désormais travailler sur de nouvelles propositions, plus convaincantes. Le cas parisien est particulièrement délicat. Le jury, composé de personnalités indépendantes n'a en effet distingué aucun projet parisien. L'Ile-de-France regroupe pourtant 27 % des étudiants.
Le cas des universités parisiennes :
« Paris, c'est un cas à part », a reconnu Valérie Pécresse jeudi matin, lors d'un point presse. L'offre universitaire y est éclatée sur130 sites, de 100 à 80 000 m², et répondant à quatre statuts fonciers distincts.
La ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche a annoncé le lancement d'un audit sur l'immobilier parisien. Il ne sera évidemment pas achevé le 27 juin, date limite de dépôt des dossiers pour la deuxième vague. Même s'il semble difficilement envisageable qu'aucune université parisienne ne figure dans le plan campus, il apparaît aussi peu probable que les sites de la capitale se soit suffisamment concertés d'ici un mois.
Rédigé par Victor de Sepausy, le dimanche 01 juin 2008 à 07h00
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