Une lettre à Nicolas Sarkozy signées des employés d'Editis

Monsieur le Président, on vous fait une lettre, que vous lirez peut-être, à la fin du repas avec Jacques Chirac.

Rédigé par Cecile Mazin, le vendredi 06 juin 2008 à 15h32

Xavier Bertrand, ministre du travail, et Christine Albanel, attachée à la Culture, et Nicolas Sarkozy étaient tous les trois en copie d'une lettre adressée par les syndicats d'Editis, récemment rachetés par Planeta, et qui a permis à Wendel de faire une plus value très confortable. Et les syndicats veulent un morceau du gâteau. (Voir la lettre sur le site du Nouvel Obs)

S'adressant à « la haute bienveillance » de chacun, et appuyant là où ça fait mal « modernisation et moralisation de l’économie, pouvoir d’achat des Français », les syndicats expliquent qu'une « dizaine de cadres dirigeants du groupe Editis vont, dans le cadre d’un montage financier tout à fait légal, toucher près de 35 millions d’euros à l’issue de la vente ».

Cette demande avait tout d'abord été adressée au PDG d'Editis, mais resta lettre morte et il fallut une pétition pour qu'un écho lui soit fait. Mais les syndicats n'en démordent pas : « Le principe d’une prime exceptionnelle a donc été décidé, "pour tenir compte de la situation particulière du groupe". » Et on leur a offert 600 € brut, soit « 0,3 % de la plus-value réalisée » que la direction a estimé non négociable. Pour les salariés « 5 % de la plus-value réalisée représenterait une prime d’un montant plus juste ».

Et d'en appeler aux deux ministres et leur patron pour dénoncer « ces méthodes archaïques que vous avez à cœur de dénoncer et qui s’appliquent, cette fois, aux salariés d’un groupe d’édition qui œuvrent chaque jour pour le rayonnement de la culture française en Europe et dans le monde
».

Admirable...




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