Serge Eyrolles, président du Syndicat National de l’Edition, a tenu à intervenir dans le débat actuel et récurrent sur le prix unique du livre, ici et là remis en cause. Une décision qui «
serait irresponsable », a-t-il déclaré dans les Echos hier. «
Il ne faut en aucun cas toucher à une loi qui a fait ses preuves, même si elle a 25 ans », appuie-t-il, en argumentant de la récente adoption par le Mexique d’une loi similaire.

On rappellera que récemment de députés en manque de temps de parole avaient proposé de réduire
la durée légale avant solde pour le livre, en proposant de passer de deux ans à six mois dans un premier temps, puis une année, finalement. Outre le clair manque de connaissances sur le sujet, considérant que Dionis du Séjour avait déclaré que cette réduction avait une portée écologique, pour épargner le désastre du pilon, le sujet fait actuellement débat dans le cadre de la LME.
Madame Albanel s’était formellement opposée à cette idée, et dernièrement la ministre de l’Economie avait elle-même déclaré que ce n’était pas
à l’ordre du jour. Pour Serge Eyrolles, une telle idée «
enlèverait sa raison d'être aux éditions de poche, qui sont disponibles entre 12 et 24 mois après la sortie de première édition ».
Rappelons également qu’un communiqué dont nous nous faisions l’écho avait dernièrement émanant du SLF, du SNE et de la SGDL, témoignait
de leur désapprobation face à une telle initiative. Entre autres éléments pointés, le communiqué soulignait les dangers et les risques liés à la création culturelle.
«
Aussi autoriser des rabais supérieurs à 5 % (dans la limite du seuil de vente à perte) sur les livres 6 mois après leur édition ou importation, au lieu de deux ans, permettrait de donner un deuxième vie aux livres les moins vendus (puisque non commandés depuis plus de trois mois) sans pour autant nuire au réseau des librairies, compte tenu du cycle de vie des livres. », proposaient les Syndicats.