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Un café littéraire par les Editions Paari
La maison d'édition congolaise organise tous les mois une rencontre avec une thématique à chaque fois nouvelle
Ce sont des causeries autour de livres, d'auteurs qu’organise la maison d’édition dans le restaurant La Fontaine au miel, 94 rue Quincampoix à Paris (M° Chatelet-Les Halles ou Rambuteau) une fois par mois. Le restaurant dispose d’une salle de concert au sous-sol qu’il met alors à la disposition de cette manifestation.Ce rendez-vous culturel est dénommé Café littéraire panafricain. Le 22 décembre dernier, il portait pour thème l’écriture féminine. Plusieurs auteures étaient de la partie.
Môguy fut la première à intervenir en présentant son livre L’orteil de mon père. Malgré son nom d’auteur, c’est une française, mais africaine dans l’âme. Elle a vécu en Afrique et se dit très proche de ce continent qui a un combat à livrer comme elle a eu à le faire elle, au travers du drame qu’elle a vécu dans son enfance : « transformer l’indiscible (l’inceste) en force ».
Ensuite, ce fut le tour du recueil de nouvelles sur les guerres interethniques Détonations et folie de Liss. Mais le débat a très vite tourné autour de la nouvelle « Choix de femme » où l’héroïne fait preuve d’une indépendance qui n’a pas été sans susciter des « pour » et des « contre ». Excessive, l’héroïne l’est certainement. Mais, c’est aussi ce qui fait réagir. Le problème des guerres qui ravagent l’Afrique a aussi été source d’échanges nourris : la haine apparaissant comme instrumentalisée par les hommes politiques pour s’approprier les richesses du pays.
C’est ensuite Amélie Essesse, architecte d’origine camerounaise, qui est venue parler de son livre pour la jeunesse : Ma maison Kassena (l’architecture et ses symboles expliqués aux enfants). Cette présentation a permis de faire connaître le courant de l’architecture écologique avec la revalorisation des méthodes ancestrales de construction. Cela n’a pas manqué de faire débat autour des projets de construction menés en Afrique. Ainsi l’immeuble est-il un besoin pour l’Afrique ou est-ce simplement une importation brute du mode de vie européen.
La poétesse Ozoua est venue lire au pied levé quelques poèmes du recueil Je m’en vais. Un poème surtout a suscité le débat : « Vaccination, une utopie ». Les vaccins sont-ils un progrès pour l’Afrique, ou pâtit-elle plutôt de ses éventuels effets secondaires ? Des voix se sont élevées pour réaffirmer les bienfaits apportés par une vaccination généralisée. Enfin, le poème atteint son but : ne pas laisser indifférent, susciter le questionnement et l’éveil du sens critique.
Ce fut ensuite l’intervention d’un membre de l’ALDEFI (alliance pour le développement contre la pauvreté par la finance) pour parler du micro-crédit en Afrique.
Dans le public, se trouvaient de simples auditeurs mais aussi d’autres auteurs, venus parfois en compagnie de leur éditeur.
Voilà encore une initiative tout à fait vivante que je vous invite à venir découvrir si vous vous intéressez tout particulièrement à la littérature africaine. Le lieu choisi ne fait qu’ajouter du charme à ces rencontres.
Rédigé par Victor de Sepausy, le lundi 31 décembre 2007 à 11h55
Source : Congopage.com
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