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Le Sénat, un brin de conservatisme avec les langues régionales
Allez, rendez-vous demain pour d'autres querelles de clochers.

Les langues régionales font décidément jaser : pas un seul jour sans que l'un ou l'autre des partis n'ait quelque chose à déclarer sur le sujet. Mais il faut reconnaître que certains protagonistes tendent le bâton pour se faire battre. Et à leurs âges...

Ce sont en effet les députés PS qui cette fois s'agacent de la réaction du Sénat, lequel est allé contre le vote de l'Assemblée nationale, dans la reconnaissance des langues régionales. « Nous déplorons profondément le conservatisme exacerbé de nos collègues parlementaires », a lancé Marylise Lebranchu, ancienne ministre de la Justice, ainsi que Victorin Lurel, Simon Renucci, Jean-Jacques Urvoas et Françoise Olivier-Coupeau.

Et eux ne s'arrêteront pas à ce comportement borné : en deuxième lecture, ils proposeront un amendement pour rétablir ce qui avait été ôté de la loi.

Et pendant ce temps-là...

Sauf que dans le même temps, Jacques Myard, député UMP, a tenu à féliciter l'action sénatoriale, car la présence « apparemment anodine » des langues régionales devenait « la porte ouverte à la ratification de la Convention européenne des langues régionales ou minoritaires de 1992 ».

Redoutant, sans frémir, une « balkanisation linguistique de la France » autant que « la remise en cause du français comme langue de la République », il estime que « la loi a suffisamment donné la possibilité d'étudier les langues régionales sans qu'il soit utile de jouer les apprentis sorciers contre l'unité nationale linguistique ».


« Quand sonne le tocsin, sur leur bonheur précaire,
contre les étrangers, tous plus ou moins barbares,
ils sortent de leur trou pour mourir à la guerre,
les imbéciles heureux, qui sont nés quelque part. »

Ah, misère, Georges, ils sont tous fous...


Rédigé par Clément S., le vendredi 20 juin 2008 à 10h31
Source : AFP

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Interventions

Intervenu le jeudi 19 juin 2008 à 16h54

Heu, ote moi d'un doute..
le français n'est pas une langue neutre.
Je veux dire, c'est bien la langue de gens qui sont nés aussi quelque part, non ?

Et puis citer Brassens avec comme illustration des symboles nationalistes et chauvins comme le coq sur fond bleu blanc rouge... C'et plutot cocasse.
Intervenu le jeudi 19 juin 2008 à 16h58



J'aime bien aussi, effectivement... :-)
Intervenu le jeudi 19 juin 2008 à 17h00

D'ailleurs, je comprends mal comment une République a pu se bâtir sur des langues régionales, justement et qu'elles pourraient lui porter préjudice maintenant.
Intervenu le vendredi 20 juin 2008 à 10h31

J'ai honte de mon pays la France qui prône la diversité culturelle à travers le monde en faisant la morale aux autres pays mais qui ne la supporte pas sur son propre territoire. Les sénateurs seraient les premiers à pleurer et à parler d'une atteinte aux droits de l'Homme si le Canada interdisait le français dans la vie publique au Québec. Quant à agiter le spectre de la fin de l'unité de la République c'est au contraire ce mépris et cette haine des langues régionales qui risquent de la briser. Car dans mon cas ce rejet de la diversité française fait que je me sens de moins en moins français et de plus en plus breton.