Albert Cossery n'est plus. C'est aujourd'hui, à 94 ans qu'il nous a quittés. «
Quelques jours avant son décès, cet homme magnifique faisait encore son tour habituel : cafés de Flore et des Deux Magots... », explique la direction de l'hôtel dans lequel il résidait depuis 60 ans, depuis 1945. Une chambre, modeste, pour tout logis, qu'il louait à l'hôtel de la Louisiane, futur lieu de pèlerinage pour les inconditionnels.

Ravageurs d'humour et d'insolite, ses livres ont le tranchant voltairien et la sobriété d'un stoïcien, dont lui-même pratiquait l'humilité et le refus de toute possession. Il y mêle dans ses ouvrages une paresse hissée au rang de philosophie suprême.
Mme Albanel a immédiatement salué «
un prince et un esthète de la littérature française », pour cet Égyptien qui écrivait dans un français excellent. Car «
d'une langue à la fois simple et exigeante, il a vu sa petite dizaine de romans couronnée de nombreux prix et connaître le succès », a rappelé la ministre.
Le «
dandy nonchalant, amoureux de la France » n'arpentera plus Saint-Germain des Près, son fief, sa bohème. Il avait décidé et déclaré ne plus vouloir écrire après la parution de 'Les couleurs de l'infamie', en 1999, prix Méditerranée 2000.
Vous retrouverez, non sans plaisir un très bel article sur l'homme dans
les colonnes de BibliObs.