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Lettres à maman : pour Ingrid Betancourt par-delà l'enfer
La merveille... Ma vie est un enchantement, quand je m'endors, quand je m'éveille, ou quand je joue à tout moment, une fée douce m'entoure de soins charmants, c'est maman...
Après le message radio du 7 décembre dernier, les enfants d'Ingrid Betancourt passent un nouveau message d'espoir, sous la forme d'un... livre édité au Seuil. Lettres à maman, par-delà l'enfer sera publié demain en France mais également en Colombie, au Brésil (toute l'Amérique du Sud, en somme). Les USA et la Grande-Bretagne auront eux aussi leur traduction, avec l'Italie, l'Espagne, le Portugal, la Grèce et les Pays-Bas.Au travers de 62 pages, les enfants dressent un tableau de la situation telle qu'on l'imagine facilement. « Nous savons qu'il y a urgence. Nous avons compris que tu es à bout ». Pourtant l'espoir doit persister : « La résistance, le courage, la force ne sont pas infinis. Nous t'en demandons juste encore un peu. Juste un peu... Tu dois tenir maman. »
Lorenzo, 19 ans et Mélanie, 22 ans souhaitent « continuer à mobiliser le monde entier sur le sort des otages et de crier haut et fort qu'il y a urgence ». Une mobilisation collective puisque le livre aura été publié en un temps record (le livre n'est même pas annoncé sur le site de l'éditeur) et dont le Nobel de la paix, Elie Wiesel, a rédigé la préface, en vue de parvenir aux indispensables accords humanitaires entre les Farc et le gouvernement colombien.
Pour Mélanie, « il faut faire vite. On n'a plus le droit de réfléchir en termes d'années, ni même de mois. Maman est à bout de souffle ». Tout mouvement armé provoquerait un drame, et risquerait la vie des otages. « La balle est dans le camp d'Alvaro Uribe. C'est à lui de tout faire pour que les otages puissent revenir par le dialogue, par un acte de paix. »
Depuis 6 longues années que Mélanie se bat, cette nouvelle tentative est un sursaut d'internationalisation de la disparition de sa mère. « Nos mots, qui te parviennent au goutte-à-goutte par la radio, seront ton énergie. Nos pensées, que nous t’envoyons en secret, seront ton réconfort. Nous ne te quittons pas, maman. Il y aura de nouveau pour toi des livres, des rires et de la légèreté. »
No comment ?
Rédigé par Clément S., le mercredi 02 janvier 2008 à 17h56
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