Les sévices corporels bannis des écoles d'Inde
Quoi ? On a enfin interdit les cours de maths, physiques et autres formes de barbarie dénoncées par la Convention de Genève ?
Haryana est un État du nord de l'Inde. constitué en 1966 avec une partie du Penjab. Les célèbres vaches de race Hariana, sous-espèce du zébu proviennent de cette région. Et une autre spécificité de cet État est que les sévices corporels avaient encore cours jusqu'à la semaine dernière. Manifestement les étudiants battus par les professeurs étaient légion.La direction de l'éducation par le biais d'une lettre officielle à l'attention de toutes les écoles a déclaré que les sévices corporels étaient proscrits et bannis dans ces établissements. Cette attitude devenait une manifestation de violence qui allait contre les droits des enfants.
La Cour Suprême du pays suite à la mort d'un étudiant battu par son professeur dans le Rajasthan et un autre, dans l'Andhra Pradesh, qui a reçu une décharge électrique, a décrété le 1er décembre 2007, la fin desdits sévices. Des instructions toutes particulières ont été données : une boîte devra obligatoirement être mise à disposition des élèves. Ils pourront y déposer anonymement leurs plaintes contre les mauvais traitements qu'ils ne sont plus censés accepter.
En parallèle, des réunions mensuelles parents professeurs examineront les plaintes et les actions entreprises. Les parents ont accueilli avec enthousiasme ces décisions. Intelligente, certes, mais qui doit être appliquée strictement, précisent les parents d'élèves.
De leur côté, les enseignants ont salué cette initiative, non sans exprimer une certaine appréhension, arguant que les parents profiteraient de cette situation pour exercer un certain chantage. Pour la corporation, les violences à l'encontre d'un élève ne se destinent qu'à lui forger le caractère et améliorer son état d'esprit. Aucun professeur ne souhaite faire de mal, explique-t-on.
En 1995, une étude avait indiqué que 24 % des élèves sondas voyaient des manifestations de violence au seine de leur établissement. Trois ans plus tard, ils étaient 41 %...
Rédigé par Clément S., le jeudi 03 janvier 2008 à 08h00
Source : Punjab News
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