Alors que le rapport Guesnerie sera rendu mardi prochain, l'association Jeunesse et entreprises a décidé de monter au créneau en prenant les devants. Estimant que l'économie telle qu'elle est enseignée au lycée ne fonctionne pas du fait de programmes «
présomptueux et irréalistes », l'association envisage de prendre le problème dans le sens inverse.

Yvon Gattaz, son fondateur considère en effet que la macroéconomie est «
inadaptée » à des jeunes qui n'ont pas «
le bagage culturel », et surtout «
ne connaissent pas suffisamment les diverses théories pour pouvoir les juger et les hiérarchiser ». D'ailleurs, «
il est irréaliste de vouloir leur enseigner simultanément la macroéconomie théorique et la sociologie, ce qui conduit fréquemment à une confusion, compte tenu de l'immensité des théories sociologiques et de leur proximité avec la politique », rapportent
Les Échos.
Moins de théorie, plus de concret
Peut-être faut-il dans ce cas envisager une méthode «
plus scientifique et factuelle, et beaucoup moins théorique », qui serait davantage tournée vers la microéconomie, pour mieux coller à l'état d'esprit de nos têtes blondes, «
car les jeunes vont toujours du particulier au général ». De fait, M. Gattaz préconiserait d'approcher davantage des cas concrets pris sur l'entreprise. Au menu : «
Marchés, offre et demande, concurrence, monnaies, finance, capital, Bourse, flux, production-distribution, productivité du travail, exportations, mondialisations... »
Mais la comptabilité n'est pas exclue. «
Il est absurde d'aborder les grandes théories mondiales, lorsqu'on est incapable de comprendre ce qu'est un bénéfice ou un profit » conclut Yvon. Pour lui, loin de devenir complexe ou incompréhensible, cette méthode permettrait de susciter l'envie chez les lycéens, à l'instar de ce qui se déroule en Grande-Bretagne.
Samedi 22 nov 08
à 22 h 31