Non, il n'est jamais trop tard pour gâcher les vacances de nos chères têtes blondes. Surtout que la rentrée 2008 s'annonce cocasse. Les nouveaux programmes - retrouver
notre analyse - insisteront tout particulièrement sur le français et les mathématiques. Et ce, pour réduire l'échec scolaire sur les trois à cinq prochaines années ; 15 % des élèves seraient en situation d'échec avant d'entrer au collège. La suite se devine aisément.

Si en français et en maths, donc, les heures sont imposées, les autres enseignements sont gérés à loisir par le professeur. Édouard Rosselet, inspecteur d'académie à Paris a même incité à la réalisation de «
projets » d'éveil sur les arts et l'ouverture au monde. Ainsi que sur l'esclavage, qui
intégrera les programmes ?
Grande révolution cependant : les samedis matins, définitivement rayés des listes au profit d'une aide personnalisée. Dès octobre, les élèves en difficulté bénéficieront de 27 semaines, à raison de 2 heures par semaine pour rattraper leur retard. Sa répartition sera également laissée à la discrétion des profs. Le ministre souhaite tout de même une certaine homogénéité. Les élèves devront manifester leur envie d'y prendre part pour qu'elle ne soit pas «
perçue comme une punition », explique M. Rosselet. «
Elle sera proposée aux élèves et à leurs parents et ce sera à nous de les persuader ».
Reste la Shoah, qui agrémentera plus encore les programmes
d'histoire et des autres matières puisque le ministère entendait lisser son enseignement à travers différentes matières.