Les éditeurs et les auteurs australiens unissent désormais leurs forces pour lutter contre la levée d'une mesure de protection concernant l'importation de livres par des libraires, alors qu'ils sont également publiés en Australie. L'Australian Publishers Association conjointement à l'Australian Society of Authors organisent une campagne publique pour informer la communauté que des livres moins chers risquent de frapper l'industrie locale.
Les prix feraient des bonds... de kangourous ?

La semaine passée, le gouvernement australien a décidé de réexaminer la semaine dernière les lois sur le droit d'auteur limitant justement ce type d'importation. Ces dernières donnent au détenteur des droits le contrôle sur les importations de livres suivant une règle de 30 jours : les éditeurs locaux ont l'exclusivité durant cette période et les autres doivent attendre avant de fournir une version du livre qui existerait déjà sur le territoire dans ce délai. Si aucun éditeur local ne propose le livre durant cette période, les libraires sont libres de l'importer en passant par un éditeur étranger.
Du côté des libraires, on fait valoir justement auprès des lecteurs que de tels livres seront plus accessibles pour le public. Un argument qui résonnera étrangement à l'oreille du lecteur français.
Des risques non négligeables selon l'industrie
«
Grâce à Internet et la réduction des points de vente, les Autraliens ont accès à des livres moins chers depuis quelque temps », explique-t-on. Ainsi, la mise en place d'une importation parallèle aurait «
un fort effet dissuasif pour les éditeurs australiens, autant qu'elle restreindrait la découverte et le développement de nouveaux talents » redoutent les autorités.
Simplement pour d'autres, le monde de l'édition est simplement passé à côté de changements globaux, comme l'augmentation d'achats via internet, où les livres sont exemptés de la GST, l'impôt sur les biens et services, ce qui les rend encore plus attractifs. Un privilège qui
agace déjà fortement les éditeurs...