À l'Assemblée nationale hier, Xavier Darcos a dû monter au créneau pour défendre son projet de loi. Ce dernier concerne l'accueil des enfants à l'école, et le ministre, acculé, a expliqué aux députés qu'il ne fallait pas «
chercher une manoeuvre de [sa]
part pour installer des animateurs à la place des professeurs ».

En effet, rappelant que son projet garantit aux enfants d'école maternelle ou élémentaire publique un accueil durant «
le temps scolaire obligatoire pour recevoir les enseignements prévus par les programmes ».
Et c'est toute la politique de remplacement que le ministre envisage de «
moderniser en profondeur », estimant anormal que sur les 50.000 remplaçants, 20 % restent inactifs ou inemployés.
Les animateurs ne remplaceront pas les profs
Et de préciser que «
ce projet de loi ne portait pas atteinte à la libre administration des communes ». En effet, nulle volonté de «
dégrader la qualité de l'enseignement » en installant
« des animateurs à la place des professeurs absents », conclut le ministre. On soupirera de soulagement à cette annonce.
D'autre part, « l'accueil pourra être organisé par la commune sans contrainte », étant donné que le projet « substitue la responsabilité administrative de l'État à celle de la commune ». Et M. Darcos est revenu sur les différents éléments de son projet :
- obligation d'accueil des élèves à partir de 20 % d'enseignants en grève (vote du Sénat, contre 10 % dans le texte initial)
- compensation financière pour les communes
- négociations entre États et syndicats, avant la grève, la fameuse « alerte sociale »
- déclaration du statut de gréviste 48 heures au préalable.
Le texte sera encore examiné aujourd'hui par les députés, en urgence : une seule lecture sera donc faite par assemblée, suite au vote fin juin par le Sénat.