Il avait 89 ans, et dernièrement un de ses livres devait paraître
allégé de la censure qui l'avait frappé dans les années sombres de son existence : Alexandre Soljenitsyne, l'un des plus fervents dissidents du régime russe est décédé hier.

Son fils qui a eu la responsabilité d'annoncer la terrible nouvelle au moindre révèle que son père a succombé du fait d'une insuffisance cardiaque, alors qu'il vivait loin des médias depuis déjà longtemps.
«
A la fin de ma vie, je peux espérer que le matériel historique que j'ai collecté entrera dans les consciences et la mémoire de mes compatriotes », déclarait-il l'an passé, alors que le président Poutine lui remettait le prix d'État russe.
Intellectuel, prix Nobel de littérature en 70, l'écrivain russe avait été largement sollicité par l'Occident qui l'accueillit lorsqu'il fut forcé et contraint de quitter sa terre natale. Ses livres resteront comme autant de manifestes contre l'oppression et la tyrannie aveugle. «
Notre expérience nationale amère aidera, en cas de nouvelles conditions sociales instables, à nous prévenir d'échecs funestes. »
Il ne reçut son prix Nobel que quatre années après sa nomination, n'ayant pu se rendre en Suède, de crainte de perdre sa nationalité russe. À travers ses ouvrages, il avait largement révélé la réalité des camps concentrationnaires de l'ex-URSS.