Booklocker mène une Class action contre Amazon et BookSurge

Le retour du maître chanteur de la Publication à la Demande...

Rédigé par Clément S., le jeudi 14 août 2008 à 16h08

La sortie et le modus operandi de BookSurge avaient dans nos colonnes suscité un franc remous : ce service d'impression à la demande était quasiment obligatoire pour les éditeurs qui souhaitaient recourir à ce type de vente, sous peine de voir leurs livres déréférencés du catalogue d'Amazon. Un chantage à l'édition et la vente qui ne manqua pas non plus de faire réagir les professionnels.

Après la Guild, voilà le gros temps...

D'ailleurs, en avril dernier, la Guilde des auteurs américains ne s'y trompait pas et attaquait en justice Amazon : « Nous, et beaucoup d'autres, pensons que quelque chose de plus gros est dissimulé. Nous soupçonnons Amazon concerne plus sa marge de bénéfice qu'un service à la clientèle », estimait l'Authors Guild.


Et de fait, nous apprenons qu'un juge a récemment entendu Amazon auquel Booklocker s'opposait, arguant que le cyberlibraire violait les lois antitrust qui gouvernent les échanges commerciaux du pays (en savoir plus).

Abus de position dominante

Ce dernier, qui pratique également la Publication à la Demande trouvait qu'Amazon y allait un peu fort de café sur la concurrence et intentait une action collective (class action), associée à une plainte pour vente liée. En principe, on ne peut effectivement pas obliger à l'achat d'un service avec un produit et si l'on achète un livre en PàD sur Amazon, obligation est faite de passer par BookSurge. Et si l'éditeur n'est pas content, il disparaît.


Le libraire rétorque et a demandé que la plainte soit rejetée sous prétexte qu'il a le droit de choisir les produits qu'il souhaite ou non supporter. BookLocker, en revanche, estime qu'Amazon tente de tirer parti et d'abuser de sa position dominante, non seulement dans la vente de livres, mais également dans le secteur de la PàD.

Décision début septembre

La décision du tribunal est attendue avant le Labor Day, ou la fête du Travail, qui se situe le premier lundi de septembre. Dans l'hypothèse où la décision ne suffirait pas, d'autres arguments seront entendus par la suite.


Source : Teleread



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