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La légitimité des amendes pour les bibliothèques très discutée
Avec les contre et les pour.
Le débat fait rage et les fervents anti-amende entendent bien faire cesser cette logique répressive, qui donne une vision négative des bibliothèques. Ces dernières « font face à la concurrence de la télévision, des magazines [NdR : désolé...], d'internet, des ebooks et en plus, elles ont cette idée archaïque et folle de percevoir une taxe en cas de retard », explique Frances Hendrix.
Négatif, non professionnel et mauvais pour le business
Car les bibliothèques n'ont pas besoin « d'aliéner leurs clients », poursuit Liz Dubber, directrice des programmes de la Reading Agence. Et le milieu a grandement besoin de se moderniser, en rompant avec ce genre de pratique, estime-t-elle. En Angleterre, les amendes vont de quelques pennies à 5 £ maximum, mais dans certains cas, les amendes peuvent devenir plus chères que le livre neuf, une pratique pour laquelle certains usagers ont opté, en délaissant les établissements.Au Québec, l'année passée, la bibliothèque de Dorval avait renouvellé son initiative visant à remplacer les amendes par de la nourriture, qui est redistribuée par la suite aux familles nécessiteuses.
Je l'ai, je le garde, et je paierai pas
Une attitude simple, mais que nombre d'utilisateurs adoptent, par simplicité : ne pas rapporter le livre concerné. Ce problème engendre également une déperdition dans les stocks. Et les fervents défenseurs de l'amende estiment qu'elles permettent de réguler ce genre de situation : pourtant, le coût d'une amende fait toujours redouter de rendre le livre que l'on a oublié.
D'autre part, certaines analyses estiment que les amendes constituent également un somme non négligeable dans le budget des bibliothèques. Leur suppression causerait un trou et impacterait sérieusement la situation. On se souviendra également de ces établissements qui ont recours aux détectives privés pour retrouver des livres non rendus...
Comment faire respecter les dates de retour
Rest alors le respect des autres utilisateurs, et les moyens pour faire respecter les dates de retour : il suffit en effet d'un ver pour que tout le panier de pommes soit perdu. Les durées d'emprunt s'éterniseraient sans que l'on dispose de couperet pour faire revenir les documents. S'il est clairement dans l'intérêt de tous que les livres soient rendus à temps, certains proposent de remplacer le mot 'amende' par 'frais'.
Et 'nain' par 'personne de petite taille' ?
Rédigé par Clément S., le dimanche 17 août 2008 à 17h21
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Interventions
Intervenu le dimanche 17 août 2008 à 17h21
Évidemment pour de grosses structures, il se pose un problème de gestion des stocks et du fonds, mais tout autant que pour les petites bibliothèques.
En fait, il est important de noter surtout que le fait de discuter ce point permet avant tout de faire avancer le côté relationnel, justement, et le travail de communication avec les usagers.
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Bonjour,
Dans la médiathèque où je travaille, il n'y a aucune amende, ni même quelconque pénalité en cas de retard des documents. Il s'agit d'une moyenne structure avec un relationnel bien développé entre le personnel et les usagers. Des lettres de relance sont envoyées chaque mois, elles sont globalement très efficaces. Si document en retard est demandé par un autre usager, on passe un petit coup de téléphone, là aussi, le succès est souvent garanti. Il reste toujours des documents en retard depuis des mois, voire des années, des lettres et des appels qui restent sans réponse. Heureusement, c'est très minoritaire. Les usagers qui ont l'habitude des bibliothèques sont même souvent surpris de n'avoir rien à payer quand ils ont du retard ! On a choisi de miser sur le relationnel, parce qu'on le peut. Je comprends aussi que de grosses structures ne puissent pas en faire autant.