De l'importance du Latin pour l'agrégation de Lettres Modernes
Donner le choix entre une version latine ou version grecque pour l'agrégation, est-ce une bonne décision ?
Cécilia Suzzoni est professeure de Chaire supérieure au Lycée Henri IV. Elle revient dans un article paru chez Fabula sur la décision qui a été prise et validée dans le JO du 29 juin 2008 d'offrir aux candidats à l'agrégation de Lettres Modernes de choisir entre une version latine ou une version grecque.Elle explique dans un texte fort bien construit que le Latin est une langue nécessaire pour qui voudrait enseigner le français. À plusieurs points de vues indispensable. Tout d'abord c'est l'ancêtre du français, bien des mots sont éclairés par la connaissance du latin, mais c'est aussi la langue dans laquelle nous allons puiser l'inspiration pour créer de nouveaux mots. Enfin la culture latine tient une place prépondérante, autant en ce qui concerne les auteurs proprement latins que les auteurs d'expression latine ponctuelle comme Dante, Montaigne, Shakespeare, Cervantès qui pourraient être mis de côté sans une solide connaissance de la langue.
Pour retrouver cet article de Cécilia Suzzoni, il vous suffit de suivre notre lien vers le site de Fabula.
Rédigé par Mario, le mardi 02 septembre 2008 à 11h40
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Interventions
Jehanne
Intervenu le mardi 02 septembre 2008 à 11h40
Cécilia Suzzoni est professeur de Chaire supérieure au Lycée Henri IV. Mais avant tout elle est humaine.
Cécilia Suzzoni revient dans un article paru chez Fabula sur la décision qui a été prise et validée d'offrir aux candidats à l'agrégation de Lettres Modernes de choisir entre une version latine ou une version grecque. Comme sur Fabula on ne peut répondre aux âneries écrites dans la rubrique intitulée pourtant "Points de vus ET débats", je ne peux que répondre ici à cette enseignante.
Cécilia Suzzoni ne voit dans le JO du 29 juin 2008 que l'apparition possible d'agrégés de lettres modernes n?ayant pas fait de latin et elle s?indigne. D?abord je ne vois le scandale : lettres modernes, pas de latin, et alors ? Mais passons.
Que le latin entre dans un choix tout de même possible, peu chaut à Cécilia Suzzoni. Elle s?indigne d?une possibilité. Elle préfère l?absence de choix. C?est un peu comme ces catholiques qui voudraient qu?on chante qu?en latin. Notez que je n?ai rien contre la messe en latin, je l?ai déjà entendue et de mes amis la pratique.
Que le latin n?entre pas dans un choix avec la pâte à modeler, le solfège et l?informatique, peu chaut à Cécilia Suzzoni. Elle s?indigne et n?évoque pas même entre quoi et quoi aura le choix l?agrégatif. Toute la validité de son discours tombe. Quand on envisage les bons et les mauvais aspects d?un échange, comment peut-on ignorer l?un des termes de l?échange ?
Nous vous le disons sans céder à la désinformation : l?agrégé de lettres modernes aura le choix entre une version de latin et une de grec. Voilà l?objet du scandale remué par Cécilia Suzzoni, qui vient d?ailleurs de lancer « son » association dans la foulée. Son indignation n?est-elle pas d?ailleurs une sorte de manifeste, un coup de pub pour son association : on se demande. Pour le savoir, il faudrait adhérer à l?ALLE. Non pas « association pour le latin langue européenne » mais « association le latin dans les littératures européennes ».
Du grec, Cécilia Suzzoni ne parle surtout pas. On se demande pourquoi et surtout on ne voit pas du coup l?intérêt de son raisonnement. Si je m?indigne du choix qu?on me donne entre 5/10 et 10/20 et que je déclame que 5/10 était la note que j?avais auparavant, que je la mérite, qu?elle seule me va, et patati et patata, je n?aurais certes pas parlé de 10/20, mais je n?aurais pas prouvé que le choix entre 5/10 et 10/20 est pire que l?absence de choix.
Bref, pour Cécilia Suzzoni le latin c?est bien et le grec c?est mal ou en tout cas c?est moins bien. Raisonnement primaire. Pour nous, vous l?aurez compris, c?est kif kif bourricot : deux langues antiques, deux langues mortes, deux langues de culture, deux langues formidables.
Le choix entre elles deux ? Pas de quoi en faire un fromage à notre avis.















Je vais publier l'ouvrage suivant, merci de le faire connaître
LES INTELLECTUELS CARTHAGINOIS
AUTEUR : PAUL MONCEAUX
PRÉSENTATION, NOTES, INDEX ET BIBLIOGRAPHIE : LEILA SEBAÏ.
Parution prévue : 3e trim. 2008.
format : 15/21 - environ 200 p.
Prix de vente estimé : 19?
1e réédition.
D?après Les Africains, l??uvre de Monceaux à l?époque romaine païenne qui fut le dernier grand relais de la littérature latine, et a eu, entre autres belles vocations, l'apprentissage puis la maîtrise du latin. Au moment où les lettres à Rome donnent très nettement des signes d'épuisement, que les ?uvres des auteurs africains se répandent dans le monde et brillent d'un éclat particulier.
Tous les auteurs étudiés magistralement par P. Monceaux sont évidemment des Africains de souche, des hommes dont l??uvre littéraire, spirituelle ou philosophique a largement dépassé les frontières et transgressé le temps. Ils ont contribué à la grandeur de ce célèbre pôle intellectuel qu?était la Carthage romaine considérée comme l?un des centres littéraires et artistiques parmi les plus brillants de l?antiquité, et contribué également à construire ce qu?on appelle communément « le génie africain ». Autant de raisons qui pourraient amplement justifier la réédition d?un ouvrage publié en 1894, et donc aujourd?hui difficilement accessible au plus grand nombre, réédition qui servirait assurément l?histoire de la littérature latine, et celle de l?Afrique romaine.
Leïla Ladjimi Sebaï Archéologue, historienne et directeur de recherches à l?Institut National du Patrimoine, spécialiste d?épigraphie latine, a surtout travaillé sur la « femme en Afrique à l?époque romaine » ainsi que sur Carthage, et notamment l?histoire de la « Colline de Byrsa » à laquelle elle a consacré une importante étude parue en 2005. Auteur de nombreux ouvrages et d?articles publiés dans différentes revues scientifiques, françaises et internationales ; l?un de ces articles est précisément consacré à l?un des plus importants hommes de Lettres africains : Apulée.