
Depuis déjà des mois on en parle. Mais il a fallu attendre la rentrée pour que le débat reprenne autour de la fin de l’école le samedi matin. Ce qui en soi n’est qu’une fausse révolution étant donné que la semaine de quatre jours étaient déjà rentrée dans les mœurs dans un très grand nombre d’écoles.
Plus d’heures de cours pour les élèves en difficulté :
Mais qu’en est-il du rythme scolaire que cela impose à nos 6.5 millions de petits écoliers ? Est-ce vraiment pour leur bonheur scolaire que l’on s’acharne à mettre toujours plus d’heures sur toujours moins de jours. Nous sommes la nation européenne où les élèves ont le plus d’heures d’enseignement. Et pourtant, on détient également le record du plus petit nombre de jours d’écoles…
Si la semaine de l’écolier classique va passer de 26 à 24 heures, ceux qui sont en difficulté vont avoir la joie d’être sélectionnés pour avoir droit à deux heures supplémentaires… Charge à chaque école de trouver où mettre ces deux heures.
Des heures de soutien difficiles à mettre en place :
Sur ce point, le ministre de l’Education nationale a été très clair auprès des élus locaux sur les solutions à mettre en place :
« Débrouillez-vous » ! Alors, est-ce que ce sera le matin, lorsque les élèves sont encore tout frais, ou bien encore lorsqu’ils sont épuisés par la journée de six heures de cours qu’ils ont déjà dans les pattes. Chaque école verra midi à sa porte.
Encore une fois, ceux qui risquent d’avoir le plus de difficultés pour proposer ce soutien, ce sont les communes rurales où de nombreux problèmes se posent, que ce soit autour du transport des élèves ou pour la cantine.
Des choix pédagogiques qui doivent encore faire leurs preuves :
Reste à se faire une idée sur l’utilité pédagogique d’une telle mesure : faut-il encore accroître la charge de travail de ceux qui patinent ou, au contraire, revoir le nombre d’heures à la baisse, quitte à revoir les programmes du primaire en mettant l’accent sur les fondamentaux.
Comme le dit si bien le gouvernement en place, les élèves français ont trop d’heures de cours et depuis longtemps, on sait que ce n’est pas le nombre qui fait la réussite. Si l’on regarde chez nos voisins européens, les rythmes se construisent plutôt à l’inverse des nôtres. Pour autant, on ne peut pas vraiment dire que les petits français sont des génies. Ils se placent souvent bon derniers dans les statistiques européennes.